Israël: Le plan d'expulsion des migrants abandonné, faute d'avoir trouvé un pays d'accueil

RÉFUGIÉS Aucun pays n’a accepté d’accueillir les réfugiés africains actuellement en Israël…

20 Minutes avec agences

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Une manifestation de solidarité avec des milliers de migrants africains qu'Israël se prépare à expulser s'est tenue le 24 février 2018 à Tel Aviv, en Israël.
Une manifestation de solidarité avec des milliers de migrants africains qu'Israël se prépare à expulser s'est tenue le 24 février 2018 à Tel Aviv, en Israël. — JACK GUEZ / AFP

Le gouvernement israélien renonce à son plan d’expulsion de migrants africains entrés illégalement dans le pays. Israël a dû s’y résoudre, n’ayant pas trouvé de pays acceptant de les accueillir.

Les expulsions visaient une partie des 42.000 migrants érythréens et soudanais vivant illégalement en Israël, à qui le statut de réfugiés est refusé.

Plan dans l’impasse

Le gouvernement avait annoncé un plan aux termes duquel les migrants se voyaient proposer de partir de leur propre chef avec une somme de 3.500 dollars (environ 2.800 euros), sous peine d’être arrêtés et détenus jusqu’à ce qu’ils acceptent de quitter le pays.

Le Rwanda avait été évoqué comme possible pays d’accueil par le Premier ministre Benjamin Netanyahou. L’Ouganda avait également été largement cité. « À ce stade, la possibilité de procéder à un éloignement vers un pays tiers n’est plus d’actualité », a reconnu le conseiller légal du gouvernement.

Amnesty International toujours inquiets

Ce plan d’expulsion avait suscité de nombreuses critiques, notamment de la part du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ ONU (HCR), de survivants de la Shoah et d’une partie de la société civile israélienne. Début avril, un accord trouvé avec le HCR pour transférer plus de 16.000 migrants vers des « pays développés comme le Canada, l’Allemagne ou l’Italie » a également suscité des critiques avant d’être annulé.

Ces migrants sont arrivés majoritairement après 2007, à partir du Sinaï égyptien. La frontière a depuis été rendue quasiment hermétique. Amnesty International s’est félicité mardi de l’abandon du plan, tout en exprimant son inquiétude. « Israël continue à procéder à des expulsions ''volontaires'' alors qu’en réalité elles n’ont rien de volontaires », a affirmé l’ONG dans un communiqué.

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