Irak: La mosquée de Mossoul détruite par Daesh va être reconstruite

IRAK « Il s’agit d’un projet ambitieux, hautement symbolique pour la résurrection de Mossoul et de l’Irak », a expliqué une responsable de l’Unesco au sujet de la reconstruction de la mosquée Al-Nouri…

20 Minutes avec agences

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Al-Hadba, le minaret penché adjacent à la mosquée al-Nouri à Mossoul, le 24 mai 2017.
Al-Hadba, le minaret penché adjacent à la mosquée al-Nouri à Mossoul, le 24 mai 2017. — Ahmad al-Rubaye / AFP

Le symbole est fort dix mois après les combats qui ont ravagé la ville de Mossoul. Les Emirats arabes unis et l’Irak ont donné ce lundi le coup d’envoi de la reconstruction de la mosquée Al-Nouri et de son minaret penché.

Lors d’une cérémonie au Musée national de Bagdad, la ministre émiratie de la Culture Noura al-Kaabi a annoncé que son pays financerait les travaux à hauteur de 50,4 millions de dollars.

« Donner de l’espoir aux jeunes Irakiens »

« Le projet, qui durera cinq ans, ne vise pas seulement à reconstruire la mosquée, le minaret et les infrastructures mais (aussi) à donner de l’espoir aux jeunes Irakiens. La civilisation plusieurs fois millénaire doit être préservée », a-t-elle souligné.

L’accord a été signé par Noura al-Kaabi et son homologue irakien Fariad Rawanduzi en présence de la directrice de l’Unesco à Bagdad, Louise Haxthausen.

Un emblème historique détruit par Daesh

L’emblématique mosquée al-Nouri et son minaret penché du XIIe siècle, surnommé par les habitants de Mossoul « la bossue » (Al-Hadba), avaient été détruits par Daesh en juin 2017.

C’est dans cette mosquée que le « calife » autoproclamé du groupe Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, toujours introuvable, avait fait son unique apparition publique connue en 2014.

Le minaret Al-Hadba, qui a conservé sa structure pendant neuf siècles, est un des seuls vestiges du bâtiment d’origine. Décoré de motifs géométriques en briques, il était un emblème de la ville, imprimé sur les billets de 10.000 dinars irakiens, avant de devenir aussi un symbole du règne de l'EI lorsque les djihadistes ont planté leur drapeau noir à son sommet, à 45 mètres de hauteur.

Le site protégé pour éviter de nouvelles pertes

« Il s’agit d’un projet ambitieux, hautement symbolique pour la résurrection de Mossoul et de l’Irak », a expliqué la responsable de l'Unesco. « Le travail a déjà commencé, le site est désormais protégé (…) afin d’éviter toute perte supplémentaire du patrimoine. »

« La signature va permettre de passer à la vitesse supérieure. Il faut d’abord déminer le site, retirer les gravas, documenter avant de commencer la reconstruction de la mosquée et du minaret (…) », a-t-elle ajouté.

Les forces irakiennes ont repris Mossoul en juillet 2017, après presque neuf mois de combats pour en chasser les jihadistes.

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