Les gros pollueurs se réunissent, Bush ne se mouille pas

ECOLOGIE George W. Bush est toujours aussi réfractaire à des objectifs de réduction chiffrés. Hier, il a annoncé que les Etats-Unis allaient arrêter la croissance de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2025. Sauf que par rapport aux objectif...

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Le président George W. Bush a assigné mercredi pour la première fois aux Etats-Unis un objectif au-delà du simple court terme pour réduire les émissions responsables du changement climatique, mais sans annoncer de nouvelle mesure précise ou contraignante.
Le président George W. Bush a assigné mercredi pour la première fois aux Etats-Unis un objectif au-delà du simple court terme pour réduire les émissions responsables du changement climatique, mais sans annoncer de nouvelle mesure précise ou contraignante. — Saul Loeb AFP/Archives

George W. Bush est toujours aussi réfractaire à des objectifs de réduction chiffrés. Mercredi, il a annoncé que les Etats-Unis allaient arrêter la croissance de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2025.


Sauf que par rapport aux objectifs de réduction de Kyoto, les engagements du président américain sont bien timides. Le protocole appelle les pays industrialisés qui l'ont ratifié à diminuer leurs émissions de 5% pour la période 2008-2012 par rapport à 1990. Avec un objectif à l'horizon 2025, sans même s'avancer en termes de réductions chiffrés, les Etats-Unis ne mettent décidément pas la barre trop haut.

Cette annonce intervient alors que s'ouvre ce jeudi à Paris le Major Economies Meeting (MEM) ou réunion des gros pollueurs. Lancé en septembre par les Etats-Unis, le MEM rassemble les huit pays les plus industrialisés du G8, cinq pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique) ainsi que la Corée du Sud, l'Indonésie et l'Australie. Soit 80% des émissions de GES.

intégration «L’Europe et les Etats-Unis pourraient éteindre aujourd’hui la lumière, et quoi? Arriverait 2030, puis 2050, et nous n’aurions rien résolu», déclarait le conseiller américain aux Affaires économiques fin février à Paris pour souligner la nécessité d’intégrer la Chine et l’Inde aux contraintes de Kyoto.