La Russie a voulu «nuire à Clinton et aider Trump», selon James Comey

ETATS-UNIS Limogé par le président américain, l'ex-patron du FBI continue sa tournée pour promouvoir ses mémoires...

P.B. avec AFP

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Donald Trump face à l'ex-directeur du FBI, James Comey, le 22 janvier 2017 après son investiture.
Donald Trump face à l'ex-directeur du FBI, James Comey, le 22 janvier 2017 après son investiture. — Andrew Harrer/NEWSCOM/SIPA

Il commence à tourner en rond. En pleine tournée pour promouvoir ses mémoires, James Comey a accordé une interview à BFMTV, diffusée mardi. L’ancien patron du FBI continue d’attaquer la moralité de Donald Trump, mais il ne révèle pas d’élément factuel nouveau, alors que l’enquête du procureur Robert Mueller n’est pas terminée.

« Les Russes ont interféré dans l’élection de 2016 avec trois objectifs. Nuire aux Etats-Unis et à leur image de démocratie, nuire à Hillary Clinton et enfin aider Donald Trump. Cela ne fait aucun doute », a estimé James Comey, interrogé par Ruth Elkrief.

Avec son ouvrage A Higher Loyalty : Truth, Lies and Leadership (Mensonges et vérités, édition Flammarion), il assure qu’il a voulu proposer une « réflexion sur l’éthique » à travers l’observation de trois présidents américains sous lesquels il a servi à divers postes : George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump.

« Ce qui se passe n’est pas normal »

Comey assume sa comparaison de Donald Trump à un parrain de la mafia. « Je ne dis pas que Donald Trump casse les jambes des gens ou fait exploser des épiceries. Ce que je veux dire, c’est que son leadership ne se concentre que sur ce qui est bénéfique pour le patron, la loyauté envers le patron, et n’a rien à voir avec les valeurs éthiques ». » Ce président est malhonnête, et il est détaché de la vérité et des valeurs institutionnelles", écrit notamment Comey.

Traité de « menteur » et de « raclure » par Donald Trump, l’ancien patron du FBI estime dans une interview à la radio publique américain NPR que « ce qui se passe aujourd’hui n’est pas normal". Pour autant, il ne souhaite pas que le président américain soit destitué mais il appelle les électeurs américains à « défendre leurs valeurs » lors de la prochaine élection.