Mali: Un Casque bleu tué, sept soldats français blessés, dans une attaque à Tombouctou

MALI Un Casque bleu aurait été tué et sept soldats français blessés dans l'attaque qui a visé samedi les camps de la Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali...

20 Minutes avec AFP

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La guerre menée au Sahel par les 4.000 troupes de l'opération Barkhane aurait permis de neutraliser un total de 450 djihadistes depuis l'été 2014.
La guerre menée au Sahel par les 4.000 troupes de l'opération Barkhane aurait permis de neutraliser un total de 450 djihadistes depuis l'été 2014. — PASCAL GUYOT / AFP

Sept soldats français ont été blessés dans l'attaque qui a visé samedi les camps de la Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali, au cours de laquelle «une quinzaine» d'assaillants ont été tués, a annoncé dimanche à l'AFP l'état-major français.

L'assaut a fait au moins un mort et une dizaine de blessés parmi les Casques bleus, selon la mission de l'ONU au Mali (Minusma). Un premier bilan donné par les autorités maliennes avait fait état d'«une dizaine de blessés» parmi les troupes françaises.

«Je déplore la mort d'un Casque bleu et plusieurs blessés suite à une attaque contre @UN_MINUSMA à #Tombouctou#Mali selon rapports préliminaires. Toutes mes condoléances et mon entier soutien aux collègues. Notre détermination à soutenir la paix au #Mali reste inébranlable», a réagi dimanche sur Twitter le chef du département des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix.

«Une quinzaine d'assaillants tués»

«Cette attaque sournoise a été contrée, l'objectif de provoquer le plus de dégâts possible a échoué», a dit le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrik Steiger. «Au moins une quinzaine (d'assaillants) ont été tués», dont certains à l'extérieur de l'enceinte du camp.

«Des tirs indirects de roquettes ou de mortier ont été suivis par l'explosion successive de trois véhicules piégés. Des assaillants ont réussi à entrer, dont certains déguisés en Casques bleus pour semer la confusion», a-t-il ajouté, soulignant qu'«aucun tir fratricide n'a eu lieu».

Le ministère malien de la Sécurité avait évoqué la veille deux véhicules piégés, l'un aux couleurs des Forces armées maliennes (Fama) et l'autre portant le sigle «UN» des Nations unies. Le premier «a explosé», tandis que le second «a pu être immobilisé».

En réaction à l'assaut, quatre avions Mirage 2000 ont été envoyés samedi depuis la base française de Niamey, au Niger, ainsi que deux hélicoptères Tigre et trois Caïman avec des commandos à leur bord, «pour contribuer à la reprise complète du contrôle» du camp et «sécuriser la piste de l'aéroport (jouxtant le camp, NDLR) afin de permettre l'évacuation sanitaire des blessés», a précisé le colonel Steiger. «Au petit matin, la situation était stabilisée», a-t-il ajouté. Les sept militaires français blessés ont pu être évacués vers la base de Gao.