Affaire Skripal: L'OIAC a trafiqué les résultats de son enquête, selon un ministre russe

REMISE EN CAUSE C’est Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères qui l’affirme…

VRB avec AFP

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Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Moscou, le 15 juillet 2016
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Moscou, le 15 juillet 2016 — NATALIA KOLESNIKOVA AFP

Une enquête bidon ? Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé samedi que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a certainement trafiqué les résultats de son enquête sur l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal pour accuser la Russie.

Selon Sergueï Lavrov, qui a indiqué que la Russie a reçu ces informations de manière confidentielle, le laboratoire suisse de Spiez, spécialisé dans les menaces chimiques, a envoyé à l’OIAC les résultats de son analyse à partir d’échantillons prélevés à Salisbury, où Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés.

« La substance BZ n'a jamais été utilisée en Russie »

« La substance BZ a été découverte dans tous les échantillons. Le BZ est un agent neurotoxique (…), cette substance était en service en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans d’autres pays de l’Otan. Elle n’a jamais été utilisée en URSS et en Russie », a-t-il ajouté.

« Le BZ n’est pas mentionné dans le rapport de l’OIAC. Nous nous demandons pourquoi cette information, qui reflète les conclusions des spécialistes du laboratoire de Spiez, a été omise dans ce document », a poursuivi le chef de la diplomatie russe.

« Et si l’OIAC réfute sa collaboration avec le laboratoire de Spiez, il sera intéressant d’écouter leurs explications », a encore déclaré Lavrov.

Une substance chimique d’une « grande pureté »

L’OIAC a annoncé jeudi que les analyses en laboratoire « confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury » pour empoisonner Sergueï Skripal et sa fille le 4 mars.

La substance chimique est d’une « grande pureté », a précisé l’organisation, sans toutefois établir de responsabilités dans cette affaire où Londres accuse Moscou, qui clame son innocence.

L’empoisonnement de l’ex-agent double russe et de sa fille a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou d’un côté et Londres et ses alliés occidentaux de l’autre, se traduisant par la plus grande vague d’expulsions croisées de diplomates de l’histoire.

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