VIDEO. Frappes en Syrie: Washington, Paris et Londres ont mené une opération cette nuit

MONDE Selon Donald Trump, il s'agit de représailles après les attaques chimiques «monstrueuses» de Damas...

P.B. avec AFP

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Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont procédé à des frappes aériennes en Syrie, le 14 avril 2018.
Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont procédé à des frappes aériennes en Syrie, le 14 avril 2018. — Hassan Ammar/AP/SIPA

Donald Trump avait promis des missiles, ils sont tombés sur la Syrie pendant une heure, dans la nuit de vendredi à samedi. Le président américain a annoncé dans la soirée qu’une opération militaire était en cours, avec le soutien de la France et du Royaume Uni, pour punir le régime de Bachar al-Assad qu’il accuse d’une attaque à l’arme chimique contre des civils dans la Ghouta orientale.

Le chef d’état-major, le général Joe Dunford, a indiqué que les forces occidentales avaient frappé vendredi à 21H00 (3h00 samedi heure de Paris) trois cibles liées au programme d’armement chimique syrien, l’une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. A 22H00, ces frappes étaient « terminées », a ajouté le général Dunford, précisant qu’aucune perte américaine n’était à déplorer.

Le chef d’état-major français, le général François Lecointre, était présent lors de la conférence de presse au Pentagone. Le général Dunford a indiqué qu’aucune autre opération n’était prévue pour l’instant, précisant que les alliés avaient pris soin d’éviter de toucher les forces russes, massivement présentes dans le pays, et que Moscou n’avait pas été averti à l’avance de l’intervention.

Trump remercie la France

« Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux », a dit le président, qui s’exprimait à la Maison Blanche, et a dénoncé les attaques chimiques « monstrueuses » menées par le régime de Damas. Il a promis que l’opération durerait « aussi longtemps qu’il le faudra ». De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu’il n’y avait « pas d’alternative à l’usage de la force ».

Donald Trump a exhorté Moscou « à quitter la voie sinistre du soutien à Assad », il a affirmé que la Russie « a trahi ses promesses » sur l’élimination des armes chimiques. Il a estimé que le sort du régime est entre les mains de Syriens.

« La ligne rouge franchie », selon Macron

L’intervention est « circonscrite aux capacités du régime syrien permettant la production et l’emploi d’armes chimiques », a expliqué le président dans un communiqué publié peu après l’annonce que de fortes explosions avaient été entendues samedi avant l’aube dans la capitale syrienne Damas survolée par des avions.

Pour Emmanuel Macron, « les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute » concernant la mort « de dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants » dans une attaque « à l’arme chimique » le 7 avril à Douma.

« La ligne rouge fixée par la France en mai 2017 a été franchie. J’ai donc ordonné aux forces armées françaises d’intervenir cette nuit, dans le cadre d’une opération internationale menée en coalition avec les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni et dirigée contre l’arsenal chimique clandestin du régime syrien », précise-t-il.

Les frappes militaires occidentales en Syrie reviennent à «insulter le président russe» Vladimir Poutine, un acte qui sera suivi de conséquences, a averti vendredi l'ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov.

 

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