L'avocat de Donald Trump, Michael Cohen, visé par «une enquête criminelle»

ETATS-UNIS Le FBI a perquisitionné son bureau, lundi, et s'intéresserait notamment au versement de 130.000 dollars à l'actrice porno Stormy Daniels...

P.B. avec AFP

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L'avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, le 11 avril 2018 à New York.
L'avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, le 11 avril 2018 à New York. — Mary Altaffer/AP/SIPA

L’avocat personnel de Donald Trump dans la tourmente. Michael Cohen, dont les bureaux et le domicile ont été perquisitionnés par le FBI, lundi, est visé par « une enquête criminelle », a confirmé le procureur de Manhattan, vendredi. « Les recherches ont été autorisées par un juge fédéral, qui a estimé qu’il y avait une raison valable de croire que les lieux fouillés et les appareils saisis contiennent des preuves » liées à des actions pour lesquelles Cohen « fait l’objet d’une enquête criminelle ». Cette dernière a commencé «il y a plusieurs mois».

Quelles actions ? On ne sait pas, la suite du document est expurgée. Mais selon les médias américains, les enquêteurs s’intéressent notamment au versement de 130.000 dollars effectué par Michael Cohen à l’actrice porno Stormy Daniels pour qu’elle taise une relation sexuelle supposée avec Donald Trump. L’affaire de la vidéo Access Hollywood, dans laquelle le président américain se vantait de pouvoir « attraper [les femmes] par la chatte » grâce à son statut de célébrité, ferait également partie du cadre de l’enquête.

Bataille judiciaire autour des documents saisis

La justice semble chercher à déterminer si les actions entreprises par Michael Cohen pour protéger la réputation de Donald Trump ont enfreint la loi, notamment celle sur le financement électoral, qui encadre et limite le montant des contributions à une campagne.

Les avocats de Michael Cohen ont saisi la justice pour obtenir que certains des documents saisis chez lui soient expurgés de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur la campagne de Donald Trump et la Russie. Ils font valoir que beaucoup des documents saisis sont couverts par le secret des correspondances entre avocat et client et ne sont, dès lors, pas exploitables par la justice.

Lors d’une audience, vendredi à New York, le ministère public a demandé que l’examen des documents pour déterminer ceux qui doivent ou non être expurgés soit effectué selon la procédure habituelle. Elle prévoit que le ministère de la Justice désigne une équipe spéciale composée de fonctionnaires, appelée « taint team » ou « filter team », qui effectue le tri entre les documents et ne communique aux enquêteurs que ceux ne relevant pas du secret des correspondances. La juge fédérale Kimba Wood a laissé entendre qu’elle pourrait autoriser la publicité des débats sous réserve que certains faits ou noms ne soient pas mentionnés. Elle a renvoyé l’affaire à lundi.

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