Etats-Unis: Un historien français condamné pour avoir volé des archives

FAITS DIVERS Ce trentenaire a dérobé près de 300 plaques métalliques d’identification de pilotes américains morts en service pendant la Seconde Guerre mondiale…

20 Minutes avec agences

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L'historien français a commis ses vols aux Archives nationales de l’Etat du Maryland, à College Park.
L'historien français a commis ses vols aux Archives nationales de l’Etat du Maryland, à College Park. — Capture d'écran/Google Street View

Sa passion l’a visiblement conduit à franchir la ligne jaune. Antonin Dehays, un historien français intéressé par le débarquement allié en Normandie, a été condamné à un an de prison aux Etats-Unis pour le vol de plaques métalliques d’identification de pilotes américains morts en service.

Ce trentenaire, qui s’était installé il y a quelques années en banlieue de Washington, devra également verser 43.457 dollars de dommages et intérêts (environ 35.000 euros), selon la décision du juge Theodore Chuang publiée mercredi.

Près de 300 plaques volées

Le Français, qui avait plaidé coupable, a commis les vols sur une période de plusieurs années dans un édifice des Archives nationales de l’Etat du Maryland, à College Park. Il demandait à y consulter des archives sur des pilotes décédés en combattant l’armée nazie. Ensuite, il dérobait des plaques d’identité militaire de ces pilotes dont l’avion s’était écrasé, ainsi que d’autres documents. Puis, il les mettait en vente sur eBay.

Au total, l’historien, auteur d’une thèse sur la bataille de Normandie soutenue en 2015 à Caen, a volé près de 300 plaques. Il en avait offert une à un musée de l’Etat de Virginie, en échange de la permission de s’asseoir dans le cockpit d’un Spitfire, un des chasseurs de combat les plus utilisés par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Une « caverne d’Ali Baba »

Cette affaire, révélée en 2017, avait suscité à l’époque des réactions outrées. David Ferriero, détenteur du prestigieux poste d’Archiviste des Etats-Unis, avait dénoncé un « mépris à l’égard d’objets et d’archives concernant des personnes capturées ou tuées pendant la Seconde Guerre mondiale ».

Dans une interview qu’il a donnée au site Frenchmorning, Antonin Dehays avait confié avoir eu un coup de foudre pour la « caverne d’Ali Baba » des archives de College Park. Une passion qui finalement lui coûte très cher.

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