Affaire Skripal: La fille de l'ex-espion russe empoisonné va mieux et a quitté l'hôpital

ROYAUME-UNI Son père se rétablit aussi, mais plus lentement…

20 Minutes avec agences

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Photo datée du 9 août 2006 de l'ancien agent double russe Sergei Skripal, réfugié en Angleterre en 2010, et où il a été empoisonné avec sa fille le 4 mars 2018.
Photo datée du 9 août 2006 de l'ancien agent double russe Sergei Skripal, réfugié en Angleterre en 2010, et où il a été empoisonné avec sa fille le 4 mars 2018. — Yuri SENATOROV / Kommersant Photo / AFP

Un peu plus d’un mois après son entrée en soins intensifs, Ioulia Skripal a quitté l’hôpital où elle était soignée. Elle et son père, l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, ont été empoisonnés au Royaume-Uni début mars.

« Ce n’est pas la fin de son traitement mais c’est une étape importante », a déclaré la directrice générale adjointe de l’hôpital où elle était hospitalisée.

Père et fille en bonne voie

« Son père a également fait de bons progrès bien qu’il se rétablisse plus lentement », a précisé la responsable. « Nous espérons qu’il pourra sortir de l’hôpital le moment venu ». Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a souhaité un « prompt rétablissement » à la jeune femme de 33 ans et à son père sur Twitter.

Sergueï Skripal et sa fille avaient été retrouvés inconscients le 4 mars, sur un banc à Salisbury, où vit l’ex-espion de 66 ans. Ancien colonel du service de renseignement russe, il avait été accusé de « haute trahison » par la Russie et condamné en 2006 à 13 ans de prison. En 2010, il avait fait l’objet d’un échange de prisonniers entre Moscou, Londres et Washington, et s’était installé en Angleterre.

Un « isolement forcé » ?

Londres accuse la Russie d’avoir empoisonné l’ex-espion et sa fille avec un poison soviétique appelé Novitchok. L’affaire a provoqué une crise diplomatique entre Moscou et les Occidentaux. De nombreux diplomates ont été expulsés vers leurs pays d'origine. La Première ministre britannique Theresa May a réitéré ce lundi ses accusations envers Moscou, affirmant que seule la Russie avait « les capacités, la volonté et le mobile ».

Sur Twitter, l’ambassade de Russie au Royaume-Uni s’est félicitée du rétablissement de la jeune femme, « mais il nous faut urgemment des preuves que ce qui est fait l’est avec son plein gré ». L’ambassade a indiqué que « toute relocalisation secrète sans aucun contact avec leur famille […] sera perçue comme un enlèvement ou du moins un isolement forcé ».

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