De la fumée s'échappe de bâtiments en périphérie de Douma, le 8 avril 2018.
De la fumée s'échappe de bâtiments en périphérie de Douma, le 8 avril 2018. — STRINGER / AFP

LIGNE ROUGE

Syrie: Moscou et Damas accusent Israël d’avoir bombardé une base militaire du régime

Au moins 14 combattants ont été tués dans l’attaque d’une base militaire où sont stationnés les alliés de Damas…

Qui a tiré sur la base militaire syrienne ? Pour le régime syrien et Moscou, pas de doute, c’est Israël qui a mené ces frappes meurtrières qui ont fait 14 morts ce lundi. Ce bombardement intervient au surlendemain d’une attaque chimique présumée de Damas et condamnée par la communauté internationale.

La Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie, a affirmé qu’Israël avait tiré « huit missiles téléguidés ». Pas de réaction côté israélien, en état de guerre avec la Syrie. Israël a mené de nombreux raids contre des cibles syriennes ces dernières années.

« Plusieurs missiles ont frappé l’aéroport du T-4 », également connu sous le nom de Tiyas, dans la province centrale de Homs, a rapporté l’agence de presse officielle syrienne Sana, pointant du doigt les Etats-Unis avant de se rétracter. « L’agression israélienne sur l’aéroport du T-4 a été menée par des avions F-15 qui ont lancé plusieurs missiles », a ensuite précisé une source militaire.

48 personnes perdent la vie dans une attaque chimique

Au moins 14 combattants, dont trois officiers syriens et des Iraniens, ont été tués par la frappe imputée à Israël. La base accueille, outre l’armée syrienne, les alliés du régime : des forces russes et iraniennes ainsi que du Hezbollah, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Ces bombardements font suite à de nouveaux soupçons d’attaque chimique sur la population syrienne. Selon les Casques Blancs et l’ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), 48 personnes ont péri dans cette attaque à Douma et « plus de 500 cas, la plupart des femmes et des enfants », ont souffert de « difficultés respiratoires ». « Il y avait de nombreuses personnes en train de suffoquer, certaines sont mortes immédiatement », a indiqué Firas al-Doumi, un secouriste à Douma.

Cette attaque chimique supposée repousse un peu plus la fameuse « ligne rouge » fixée par les Occidentaux. Deux réunions sont prévues plus tard dans la journée au Conseil de sécurité de l’ONU. Paris et Washington ont menacé le régime d’une « réponse forte » mais ont démenti être à l’origine des frappes contre l’aéroport.

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