Mali: Trente djihadistes tués par les soldats français et maliens

BARKHANE Si aucun soldat français n’a été blessé lors des combats, des « pertes » sont à déplorer côté « malien » selon le porte-parole de l’état-major…

20 Minutes avec agences

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Des soldats français de l'opération Barkhane dans le nord du Mali, le 25 octobre 2016.
Des soldats français de l'opération Barkhane dans le nord du Mali, le 25 octobre 2016. — STRINGER / AFP

Les forces armées françaises et maliennes ont tué trente djihadistes, dimanche 1er avril, lors d’une confrontation avec une soixantaine d’entre eux près de la frontière avec le Niger.

L’accrochage a eu lieu dans le cadre d’une « opération de reconnaissance et de contrôle de zone dans la région d’Akabar, menée depuis le 28 mars par un détachement de commandos parachutistes de Barkhane et des forces armées maliennes (FAMA), en liaison avec les forces armées nigériennes et accompagnés par un groupe d’autodéfense local », a détaillé ce jeudi le colonel Patrik Steiger, porte-parole de l’état-major français.

Des « pertes » côté malien

« Le 1er avril, ils ont été confrontés à un GAT (Groupe armé terroriste, ndr) estimé à une soixantaine d’individus, à environ 90 km au sud de Ménaka et à 3 km de la frontière nigérienne », a-t-il ajouté, en précisant que cette zone servait de refuge au groupe djihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

Lors de l’opération, Barkhane a engagé deux hélicoptères de combat Gazelle et deux Mirage 2000, mais aucune frappe aérienne n’a eu lieu, selon lui. Des « pertes » sont à déplorer « côté malien » alors qu’aucun soldat français n’a été tué ou blessé, a précisé le colonel Steiger.

Des attaques régulières

Sur sa page Facebook, le groupe armé malien MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion) fait état de « deux combats qui ont opposé la coalition MSA-GATIA (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, ndr) aux malfrats dans la région de Menaka » le 1er avril, en évoquant un bilan de « 3 morts et 5 blessés ».

Depuis 2013, les groupes djihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du pays. Mais des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

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