Illustration sur la douane française.
Illustration sur la douane française. — M.Libert/20 Minutes

FRONTIERES

Face à la menace terroriste, la France prolonge jusqu'à fin octobre ses contrôles aux frontières

La France a prévenu Bruxelles que les contrôles seront prolongés pour une période de six mois…

Six mois de plus. La France a informé la Commission européenne qu'elle allait prolonger ses contrôles aux frontières jusqu'à fin octobre en raison de la persistance de la menace terroriste, a-t-on appris mercredi auprès de l'exécutif européen.

La «notification» française va permettre à Paris de maintenir ses contrôles aux frontières réintroduits après les attentats parisiens du 13 novembre 2015 (130 morts) et reconduits depuis par période de six mois. La France, visée par une vague d'attaques djihadistes sans précédent, a de nouveau été la cible d'un attentat le 23 mars qui a fait quatre morts.

«Dès lors que la menace terroriste est avérée, le gouvernement peut décider le rétablissement des contrôles aux frontières», a affirmé le ministère français de l'Intérieur. «Compte tenu du nombre d'attentats démantelés et des récentes attaques - notamment celle de Trèbes (sud-ouest) - ayant touché le territoire français, le gouvernement a décidé une nouvelle prolongation», a-t-il ajouté.

Pas besoin de feu vert de Bruxelles

Contrairement à des contrôles provisoires justifiés par des motifs migratoires, ceux qui relèvent de questions de sécurité ne requièrent pas de feu vert officiel de la part de la Commission européenne, d'après les règles en vigueur dans l'espace Schengen.

Cette zone, actuellement composée de 26 pays dont 22 membres de l'UE, est un espace de libre circulation à l'intérieur duquel les contrôles aux frontières ont été abolis pour les voyageurs, sauf dérogations provisoires. Outre la France et l'Autriche, l'Allemagne, le Danemark, la Suède et la Norvège pratiquent actuellement des contrôles.

Des contrôles sur toutes les frontières

Les dérogations courent jusqu'au 12 mai pour ces cinq derniers pays, qui expliquent leurs contrôles actuels par des motifs sécuritaires, après les avoir initialement réintroduits en raison de la crise migratoire. Ces Etats continuent néanmoins de mentionner les «mouvements secondaires persistants» de migrants dans leurs notifications à la Commission.

Les contrôles que peut pratiquer la France portent sur toutes ses frontières, mais ils ne concernent que certains tronçons pour les autres pays.