Catalogne: Le parquet allemand favorable à une extradition de Carles Puigdemont vers l'Espagne

JUSTICE Carles Puigdemont est détenu en Allemagne depuis le 25 mars...

20 Minutes avec AFP
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Carles Puigdemont, le 25 novembre 2017.
Carles Puigdemont, le 25 novembre 2017. — Melanie Wenger / Isopix/SIPA

Le parquet allemand s’est dit favorable ce mardi à l’extradition vers l’Espagne de l’ex-président catalan, l’indépendantiste Carles Puigdemont, détenu en Allemagne depuis le 25 mars.

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Le procureur général de l’Etat régional de Schleswig-Holstein, compétent sur ce dossier, a reconnu la validité en droit allemand des deux chefs d’inculpation de Madrid de « rébellion » et « détournement de fonds », mais la décision finale devra être prise par la cour allemande compétente dans les jours à venir. Dans l’attente de la décision de la justice allemande, Carles Puigdemont continuera d'être détenu dans la localité de Neumünster.

Carles Puigdemont a présenté un recours contre son inculpation pour « rébellion »

De son côté, Carles Puigdemont a présenté un recours contre son inculpation en Espagne pour « rébellion », soulignant l’absence de violence dans ses actes. Le recours, déposé le 28 mars et transmis lundi à l’AFP, demande à la Cour suprême de déclarer la nullité de tout le dossier du juge Pablo Llarena, qui a confirmé en mars des poursuites contre le noyau dur séparatiste accusé de la tentative de sécession de la Catalogne en octobre.

Dans ce texte, la défense de l’ex-président catalan insiste surtout sur l’impossibilité de retenir la charge de rébellion -- passible de peines allant jusqu’à trente ans d’incarcération -- car elle implique un « soulèvement violent ». Et, argumente-t-elle, si des violences sont intervenues avant ou pendant le référendum d’autodétermination organisé le 1er octobre 2017 en vue de déclarer la sécession, elles ont été ponctuelles et attribuables « uniquement aux personnes qui ont mené ces actions ».

Le texte estime aussi qu’aucune malversation ne peut être reprochée à Carles Puigdemont en lien avec l’organisation du référendum comme l’affirme le magistrat instructeur, qui a chiffré le coût du scrutin à 1,6 million d’euros.