Grande-Bretagne: Moscou s'indigne après une perquisition à bord d'un avion russe à Londres

AFFAIRE SKRIPAL L’ambassade russe à Londres a qualifié l’incident de « nouvelle provocation flagrante des autorités britanniques »…

N.Sa avec AFP

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Illustration d'un appareil de la compagnie aérienne russe Aeroflot.
Illustration d'un appareil de la compagnie aérienne russe Aeroflot. — Kalousek Rostislav/AP/SIPA

La guerre des nerfs continue. Le Royaume-Uni a annoncé samedi que la police aux frontières britannique avait perquisitionné à bord d’un avion russe dans un aéroport londonien, une opération qui a provoqué l’indignation de la Russie en pleine crise diplomatique entre les deux pays.

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« Il est routinier pour la Border Force de perquisitionner à bord d’avions pour protéger le Royaume-Uni contre le crime organisé et ceux qui essaient d’introduire des substances nocives comme de la drogue et des armes dans le pays », a déclaré le secrétaire d’Etat à la Sécurité, Ben Wallace. « Une fois ces contrôles effectués, l’avion a été autorisé à poursuivre son voyage », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Une « politique hostile » menée par Londres

L’ambassade de Russie à Londres avait dénoncé vendredi dans un communiqué une perquisition réalisée par les autorités aéroportuaires britanniques à bord d’un appareil de la compagnie aérienne russe Aeroflot reliant Moscou à Londres à l’aéroport de Heathrow, selon elle « en violation des règlements en vigueur ».

L’ambassade a qualifié l’incident de « nouvelle provocation flagrante des autorités britanniques », estimant qu’elle relevait de la « politique hostile » menée par Londres envers la Russie. « Ce type d’événement est extraordinaire », a-t-elle dénoncé, affirmant que les autorités britanniques avaient d’abord tenté de perquisitionner à bord de l’avion en l’absence de l’équipage avant d’autoriser la présence du commandant. L’ambassade dit avoir demandé des explications au ministère britannique des Affaires étrangères, restées sans réponse.

Cette perquisition intervient dans un contexte très tendu entre Moscou et des pays occidentaux après l’empoisonnement avec un agent innervant de conception militaire soviétique de l'ex ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia en Angleterre début mars. L’attaque est attribuée par le Royaume-Uni, soutenu par ses alliés, à la Russie, qui nie toute implication. La police métropolitaine britannique avait affirmé vendredi soir n’avoir pas été impliquée dans la perquisition.