Procès de Salah Abdeslam: Le jugement sera rendu le 23 avril

JUSTICE Le Français était jugé à Bruxelles dans le cadre d'une fusillade avec la police en 2015...

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration du procès de Salah Abdeslam qui s'ouvre à Bruxelles le 5 février 2018.
Illustration du procès de Salah Abdeslam qui s'ouvre à Bruxelles le 5 février 2018. — Benoit PEYRUCQ / AFP

Le tribunal correctionnel de Bruxelles, chargé de juger Salah Abdeslam pour son implication dans une fusillade avec la police le 15 mars 2016 dans la capitale belge, a annoncé ce jeudi qu’il rendrait son jugement le 23 avril.

>> A lire aussi : «Son attitude, c’est presque un bras d’honneur à la justice»

Dans ce dossier, le seul suspect encore en vie soupçonné d'être un membre des commandos djihadistes des attentats parisiens du 13 novembre 2015 (130 morts) avait comparu à Bruxelles en février. Au premier jour de l’audience il avait défié la justice affirmant ne placer sa confiance qu’en son Dieu « Allah », et n’était pas revenu le second jour.

Une peine de 20 ans requise

Ce Français d’origine marocaine âgé de 28 ans était jugé avec un complice présumé, un djihadiste tunisien de 24 ans, Sofiane Ayari. Une peine de 20 ans de prison assortie d’une période de sûreté des deux tiers (13 ans) avait été requise par le parquet fédéral belge à l’encontre des deux prévenus. La date du jugement a été annoncée jeudi par le tribunal, à l’issue d’une audience supplémentaire consacrée à une constitution de partie civile.

>> A lire aussi : Qui est Sofien Ayari, l'homme jugé à Bruxelles au côté de Salah Abdeslam?

Le 15 mars 2016, c’est lors d’une perquisition de routine dans un logement supposé vide -dans le cadre de l’enquête sur le 13 novembre- que des policiers belges et français avaient été pris pour cibles rue du Dries, dans la commune bruxelloise de Forest. Trois d’entre eux avaient été blessés, et un jihadiste algérien de 35 ans tué en couvrant la fuite d’Abdeslam et d’Ayari.

Les deux fuyards avaient été interpellés le 18 mars, à Molenbeek, une autre commune de Bruxelles, une arrestation considérée par les enquêteurs comme l’élément déclencheur des attentats dans la capitale belge (32 morts le 22 mars 2016).

« Il faut pouvoir reconnaître le dommage subi par les victimes »

Jeudi, le procès qui s’était tenu les 5 et 8 février s’est poursuivi pour débattre de la recevabilité comme partie civile d’une association belge de victimes du terrorisme, V-Europe, créée au lendemain des attentats de Bruxelles.

V-Europe, qui dit représenter quelque 200 victimes du terrorisme, estime que la fusillade de Forest « s’inscrit dans un continuum entre le 13 novembre et le 22 mars », ses protagonistes étant membres de la cellule franco-belge à l’origine de ces attaques revendiquées par le groupe Etat islamique. L’association réclame un euro symbolique de dommages et intérêts, a rappelé jeudi son avocat Me Guillaume Lys.

« L’attitude des prévenus, leur comportement lors de cette fusillade, a précipité ce qui s’est passé le 22 mars 2016 », a insisté l’avocat. « Il faut pouvoir reconnaître le dommage subi par les victimes que je représente car il en va de leur reconstruction ».