Donald Trump : Aucun avocat ne veut le défendre dans l'affaire sur l'ingérence russe

ÉTATS-UNIS Le président américain se dit satisfait de son « équipe existante », mais les candidats à sa défense ne sont pas si nombreux…

20 Minutes avec agences

— 

Donald Trump, le 23 mars 2018 à la Maison Blanche.
Donald Trump, le 23 mars 2018 à la Maison Blanche. — Ron Sachs/NEWSCOM/SIPA

Donald Trump affirme que « beaucoup d’avocats et de cabinets de premier plan » sont prêts à l’assister dans le dossier russe. Pourtant, plusieurs avocats refusent aujourd’hui de rejoindre son équipe.

>> A lire aussi : Etats-Unis: «C'est le début de la fin» si Donald Trump vire le procureur de «l'enquête russe», préviennent des républicains

« Ne croyez pas le discours des ''fake news'' selon lequel il serait difficile de trouver un avocat pour prendre cette affaire », a déclaré le président américain sur Twitter ce dimanche. « Un avocat ne refusera JAMAIS la célébrité et la fortune, même s’ils ont des sentiments partagés ».

L’épineuse affaire de l’ingérence russe

Son principal conseil, l’avocat John Dowd, a annoncé jeudi 22 mars qu’il n’assurerait plus la défense de Donald Trump dans l’affaire menée par le procureur Robert Mueller. Ce dernier enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle et sur une éventuelle collusion entre l’équipe de Donald Trump et la Russie.

>> A lire aussi : Etats-Unis: Il n'y a pas eu de «collusion» entre Trump et la Russie, concluent les républicains

L’avocat, jusqu’ici coordinateur de la défense du président, aurait selon plusieurs médias eu de profonds désaccords avec son client sur la stratégie à adopter. Dowd aurait conseillé à Donald Trump de ne pas accepter d’audition par Robert Mueller, mais le président aurait absolument tenu à témoigner.

Une question de tempérament et d’image

Un autre conseiller de Trump, Jay Sekulow, a ensuite indiqué que les avocats Joseph diGenova et Victoria Toensing ne rejoindraient finalement pas l’équipe présidentielle – contrairement à ce que la Maison Blanche a annoncé lundi. Officiellement pour des raisons de possibles conflits d’intérêts, officieusement à cause du tempérament et de l’image sulfureuse du président, selon les médias américains.

L’avocat Ted Boutrous a ainsi indiqué mardi que Theodore B. Olson, star des prétoires et ancien conseiller des présidents Reagan et Bush, avait, lui aussi, décliné les sollicitations de la présidence.