«NE PAS FÉLICITER»: La consigne que Donald Trump n'a pas écoutée après la victoire de Poutine

COMMUNICATION Des félicitations qui ont doublement déplu au Congrès américain... 

20 Minutes avec AFP

— 

Donald Trump et Vladimir Poutine se serrent la main au sommet de l'Apec (Asia-Pacific Economic Cooperation), à Danang, au Vietnam, vendredi 10 novembre.
Donald Trump et Vladimir Poutine se serrent la main au sommet de l'Apec (Asia-Pacific Economic Cooperation), à Danang, au Vietnam, vendredi 10 novembre. — MIKHAIL KLIMENTYEV / AFP

Y’a-t-il une taupe à la Maison Blanche ? Le gouvernement américain tentait mercredi d’identifier l’auteur d’une fuite embarrassante selon laquelle les conseillers de Donald Trump l’aurait exhorté, en vain, à ne pas féliciter Vladimir Poutine pour sa réélection.

>> A lire aussi : Donald Trump loue sa «grande amitié» avec Mohammed Ben Salmane, prince héritier de l'Arabie Saoudite

Selon le Washington Post, le président américain a congratulé mardi par téléphone son homologue russe en dépit des mises en garde de ses conseillers, y compris d’une note indiquant explicitement, en lettres capitales, « NE PAS FÉLICITER ».

« Cela signifie que quelqu’un a fait fuiter des documents de briefing du président »

L’affaire prend d’autant plus de relief que le climat est particulièrement tendu à la Maison Blanche où règne un climat de suspicion après une cascade de départs et de limogeages au cours des derniers mois.

>> A lire aussi : Washington sanctionne la Russie pour «interférence avec l'élection et cyberattaques»

« Si cette histoire est exacte, cela signifie que quelqu’un a fait fuiter des documents de briefing du président. Faire fuiter de telles informations peut être une cause de licenciement et est probablement illégal », a indiqué à l’AFP un haut responsable de l’administration sous couvert d’anonymat.

Les élections législatives américaines de novembre menacées par la Russie

« Je l’ai félicité pour sa victoire électorale », a raconté Donald Trump mardi après-midi depuis le Bureau ovale, évoquant son échange téléphonique matinal avec l’homme fort du Kremlin. Des félicitations qui ont doublement déplu au Congrès, où les élus préviennent que la Russie menace l’intégrité des élections législatives américaines de novembre prochain.

>> A lire aussi : «C'est le début de la fin» si Donald Trump vire le procureur de «l'enquête russe», préviennent des républicains

« Les élections de mi-mandat de 2018, et les futures élections, sont des cibles évidentes pour les tentatives russes de piratage », a déclaré Kirstjen Nielsen, la secrétaire à la Sécurité intérieure, devant la commission du Renseignement du Sénat. Elle a rappelé que des hackers russes avaient tenté en 2016 de s’introduire dans les fichiers électoraux de 21 des 50 Etats fédérés, réussissant dans l’un d’entre eux.