Donald Trump loue sa «grande amitié» avec Mohammed Ben Salmane, prince héritier de l'Arabie Saoudite

DIPLOMATIE « La relation n’a probablement jamais été aussi bonne, nous nous comprenons l’un l’autre », a déclaré Donald Trump, évoquant ses rapports avec Mohammed Ben Salmane, nouvel homme fort de Ryad…

20 Minutes avec agences

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Le prince saoudien Ben Salmane et Donald Trump, le 20 mars 2018, à Washington D.C.
Le prince saoudien Ben Salmane et Donald Trump, le 20 mars 2018, à Washington D.C. — MANDEL NGAN / AFP

Donald Trump soigne ses relations avec l’Arabie Saoudite et ses pétrodollars. Le président américain a loué ce mardi sa « grande amitié » avec le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane (« MBS »), sans évoquer à aucun moment devant les caméras les points de friction avec le royaume sunnite, du Yémen au Qatar.

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« La relation n’a probablement jamais été aussi bonne, nous nous comprenons l’un l’autre », a-t-il lancé en recevant le nouvel homme fort du premier exportateur mondial de pétrole, âgé de 32 ans.

Une opération séduction

Déployant devant les journalistes présents dans le Bureau ovale de la Maison Blanche de grands panneaux résumant, photos à l’appui, les ventes d’équipements militaires des Etats-Unis à l'Arabie saoudite, il a longuement insisté sur l’impact de ces dernières sur l’économie américaine.

« L’Arabie saoudite est un pays très riche et vous allez j’espère donner une part de cette richesse aux Etats-Unis sous la forme d’emplois et d’achats du meilleur matériel militaire qui soit au monde », a-t-il déclaré.

Tensions autour de la politique du futur roi

Avec ce passage dans le Bureau ovale, « MBS », nommé prince héritier en juin 2017 par son père le roi Salmane, entame une vaste offensive de charme qui le mènera à travers les Etats-Unis, pendant près de trois semaines.

Dans une longue interview accordée à CBS, il a peint une image idyllique d’un royaume en profonde transformation, attaché à l’égalité homme-femme, le respect des droits de l’homme ou encore le règne de la loi.

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Mais la purge anti-corruption pendant laquelle plusieurs princes du royaume ont été retenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Ryad a suscité de réelles interrogations sur la façon dont le futur roi assoit son pouvoir.

D’anciens diplomates mettent en garde Donald Trump

La politique étrangère du prince héritier suscite aussi des crispations à Washington. Devant « la fascination » de Donald Trump pour les Saoudiens, les anciens diplomates Aaron David Miller et Richard Sokolsky ont exhorté ce dernier à la vigilance et l’exigence, dans une tribune publiée dans USA Today.

« Nous devrions saluer les réformes que MBS promet pour la société saoudienne (…) mais nous ne devons pas être envoûtés par un roi en devenir dont les choix politiques très tranchés ne sont pas toujours alignés avec les nôtres », soulignent-ils.

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Seule allusion aux tensions passées avec l’Arabie saoudite - quinze des 19 auteurs des attentats du 11-Septembre étaient Saoudiens - Donald Trump a martelé que les Etats-Unis avaient une « tolérance zéro sur le financement du terrorisme ». « Ce ne sera pas autorisé. C’est terminé », a-t-il martelé.

MBS attendu chez Google, Apple et Amazon

Après Washington, MBS se rendra à Boston puis à New York à la rencontre des milieux financiers. Il s’entretiendra aussi avec le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Il est ensuite attendu à partir du 30 mars sur la côte Ouest des Etats-Unis, à Los Angeles et San Francisco, auprès des géants des nouvelles technologies comme Google et Apple, du divertissement mais aussi de la défense comme Lockheed Martin. Il se rendra aussi à Seattle, berceau d’Amazon, et enfin, le 7 avril, à Houston à la rencontre de l’industrie pétrolière.