Norvège: La ministre de la Justice démissionne après son post Facebook controversé

POLÉMIQUE Sur les réseaux sociaux, l'élue populiste avait accusé le parti travailliste de considérer que « les droits des terroristes sont plus importants que la sécurité de la nation... »

20 Minutes avec agences

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L'ex ministre de la Justice norvégienne Sylvi Listhaug à Bruxelles, le 10 mars 2016.
L'ex ministre de la Justice norvégienne Sylvi Listhaug à Bruxelles, le 10 mars 2016. — SIPA

Après des excuses jugées tardives et insincères, Sylvi Listhaug, la très controversée ministre norvégienne de la Justice a fini par démissionner de ses fonctions Elle était au cœur d’une polémique, après la publication sur Facebook le 9 mars d’un message controversé.

La ministre y accusait le parti travailliste, lui-même la cible de sanglants attentats en 2011, de considérer que « les droits des terroristes sont plus importants que la sécurité de la nation ». Elle reprochait au parti d’opposition son refus d’une proposition visant à pouvoir retirer la nationalité norvégienne aux individus menaçant les intérêts vitaux du pays sans passer par un juge.

Des propos provocateurs

Les propos de la ministre, membre du Parti du Progrès (droite anti-immigration), avaient d’autant plus choqué que le parti travailliste avait été la principale victime de l’attaque menée le 22 juillet 2011 par l’extrémiste de droite Anders Behring Breivik.

77 personnes étaient mortes dans une double attaque contre le siège du gouvernement, alors dirigé par le travailliste Jens Stoltenberg et un camp des Jeunes travaillistes sur l’île d’Utøya.

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Motion de défiance

Les excuses de la ministre, jugées tardives et insincères, ont poussé l’ensemble de l’opposition à se ranger derrière une motion de défiance à son encontre. Le gouvernement de droite, minoritaire au Parlement était, semble-t-il, prêt à engager sa responsabilité pour la sauver.

Une perspective qui s’éloigne puisque Sylvi Listhaug a annoncé sa démission mardi, tout en dénonçant « une pure chasse aux sorcières », et en déclarant : « Je démissionne, mais je promets de ne pas rester silencieuse dans les travées du Storting [le Parlement norvégien] ».

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