Nigeria: 76 étudiantes enlevées à Dapchi libérées par Boko Haram

ENLEVEMENT Des combattants présumés de la faction de Boko Haram, affiliée à Daesh, avaient mené le 19 février un raid sur le pensionnat de l’école pour filles de Dapchi…

20 Minutes avec AFP

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Les lycéennes ont été enlevées en février 2018 dans le nord-est du Nigeria.
Les lycéennes ont été enlevées en février 2018 dans le nord-est du Nigeria. — Jon Gambrell/AP/SIPA

Elles ont été libérées. Au moins 76 des 110 écolières enlevées le 19 février par des militants islamistes de Boko Haram à Dapchi, dans le nord du Nigeria, ont été ramenées ce mercredi matin à leur école par leurs ravisseurs, a affirmé le gouvernement nigérian.

« Les efforts du président Muhammadu Buhari épaulé par les services de sécurité pour ramener les filles enlevées à Dapchi ont porté leurs fruits », selon un communiqué du ministère de l’Information, qui souligne que 76 élèves ont été pour l’instant enregistrées et sont actuellement auprès des services de sécurité avant d’être ramenées dans leur famille.

« Leurs ravisseurs les ont juste déposées et sont partis, sans parler à personne »

Selon les habitants de la petite ville de l’Etat de Yobe, « elles n’étaient accompagnées d’aucune force de sécurité. Leurs ravisseurs les ont juste déposées et sont partis, sans parler à personne », a expliqué Bashir Manzo, qui dirige une association d’aide aux parents des jeunes filles enlevées.

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Des combattants présumés de la faction de Boko Haram affiliée à Daesh, avaient mené le 19 février un raid sur le pensionnat de l’école pour filles de Dapchi, et étaient repartis avec 110 jeunes filles âgées de 10 à 18 ans.

« Le jour du kidnapping, cinq d’entre nous sont mortes », a expliqué l’une des jeunes filles

Aisha Alhaji Deri, 16 ans, qui a été enlevée, a confié qu’elles n’ont « jamais été maltraitées » pendant leur captivité. « Le jour du kidnapping, cinq d’entre nous sont mortes », explique l’adolescente.

« Quand ils nous ont relâchés, ils nous ont dit d’aller directement à la maison et pas chez les militaires, parce qu’ils diront que ce sont eux qui nous ont sauvées », a ajouté la jeune fille avant d’être récupérée par l’agence de renseignement nigériane, la DSS, pour « vérification ».

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Ce drame s’est déroulé dans des circonstances quasi identiques au kidnapping de Chibok, en avril 2014, où plus de 200 lycéennes ont été enlevées déclenchant une vague d’émotion mondiale. Une centaine d’entre elles se sont échappées ou ont été libérées aux termes de négociations avec le gouvernement.