Israël admet avoir attaqué un présumé réacteur syrien en 2007

PROCHE-ORIENT « L’opération a permis de supprimer une menace existentielle émergente pour Israël et toute la région », a expliqué l'armée israélienne…

20 Minutes avec AFP

— 

Le réacteur d’Al-Kibar après sa destruction sur une photo non datée fournie par les autorités américaines.
Le réacteur d’Al-Kibar après sa destruction sur une photo non datée fournie par les autorités américaines. — ISRAELI ARMY

Israël reconnaît ouvertement l’attaque. L’armée israélienne a admis ce mercredi avoir attaqué et détruit il y a plus de dix ans un présumé réacteur nucléaire secret chez son voisin syrien au cours d’une opération aérienne éclair.

Il ne faisait guère de doute depuis longtemps qu’Israël était derrière l’audacieux raid en territoire ennemi contre le site Al-Kibar, dans la province de Deir Ezzor (est), dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007. Mais c’est la première fois que ce pays assume ouvertement la responsabilité de l’attaque, publiant à cette occasion des documents tout juste déclassifiés.

« Un réacteur nucléaire entre les mains d’Assad aurait eu de graves répercussions au Moyen-Orient »

« Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007, des appareils de l’armée de l’air israélienne ont frappé et détruit un réacteur nucléaire syrien en cours de développement », dit l’armée dans un communiqué. « Le réacteur était sur le point d’être achevé. L’opération a permis de supprimer une menace existentielle émergente pour Israël et toute la région », poursuit-elle. « Un réacteur nucléaire entre les mains d’Assad aurait eu de graves répercussions sur l’ensemble du Moyen-Orient », poursuit l’armée israélienne.

>> A lire aussi : Un F16 israélien s'écrase après des raids contre des «cibles iraniennes»

Quatre F-15 et autant de F-16 ont participé au raid qui a débuté à 22h30 le 5 septembre. Les appareils sont revenus à leur base à 2h30 le lendemain, selon le communiqué accompagné d’une vidéo de l’attaque. Des images vidéo granuleuses montrent la ligne de mire d’un appareil se caler sur une vaste structure qui explose peu après. Le réacteur présumé « a été totalement désactivé et les dommages causés étaient irréversibles », a précisé l’armée.