Drame à Rio: Un enfant d'un an et deux adultes tués par balles dans une favela

BRESIL Des balles perdues lors d'une fusillade entre trafiquants de drogue et policiers ont coûté la vie à un petit garçon d'un an, un homme et une femme...

20 Minutes avec agences
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Une favela de Rio de Janeiro, le 15 juillet 2011 (illustration)
Une favela de Rio de Janeiro, le 15 juillet 2011 (illustration) — VANDERLEI ALMEIDA AFP

Le Complejo de Alemao, une favela du nord de Rio de Janeiro (Brésil), a été le théâtre d’un drame, ce vendredi 16 mars. Un petit garçon âgé d’un an, ainsi qu’un homme et une femme ont été tués par des balles perdues lors d’une fusillade entre des trafiquants de drogue et la police.

Les policiers assurent qu’ils n’ont fait que riposter aux tirs d’une bande de narcotrafiquants depuis une jeep volée.

La mère et un autre enfant blessés

L’un des trafiquants a pu être arrêté, mais les deux autres sont toujours en fuite. La mère de l’enfant tué ainsi qu’un autre enfant ont été blessés dans cet échange de tirs, selon les autorités.

« Cette violence est hors de contrôle et notre gouvernement n’a pas de solution. Mon fils avait à peine un an. Sa vie s’est arrêtée stupidement à cause d’un système qui a provoqué la ruine de notre pays », a déploré le père de la jeune victime, Fabio Antonio da Silva, interrogé par la chaîne de télévision locale TV Globo.

« Nous voulons en finir avec ces morts »

« Nos agents cherchent de possibles témoins et les images de caméras de surveillance », a déclaré la police. De son côté, le maire de la ville, Marcelo Crivella, a fait savoir qu’il voulait que cette situation cesse. « Nous voulons en finir avec ces morts d’enfants à cause de balles perdues dans les quartiers », a déclaré l’édile avant de rappeler « la tragédie de la conseillère municipale assassinée par balles à neuf heures du soir. Sa fille ne la verra jamais rentrer à la maison ».

En effet, trois jours avant ce drame, Marielle Franco, conseillère municipale de Rio, a été assassinée. Elle avait dénoncé ces dernières semaines un accroissement de la violence policière dans les favelas.