Affaire Skripal: Les accusations contre la Russie? «Du grand n'importe quoi», selon Poutine

DIPLOMATIE Après la réélection de Vladimir Poutine, des experts internationaux ont été dépêchés sur place pour mener des tests sur la substance utilisée lors de l’empoisonnement de l'ancien espion russe…

20 Minutes avec AFP

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Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 au Kremlin.
Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 au Kremlin. — Alexey DRUZHININ / SPUTNIK / AFP

Fraîchement réélu pour un nouveau mandat de six ans à la tête de la Russie, Vladimir Poutine s’est exprimé ce dimanche sur les accusations de plusieurs pays occidentaux après l’attaque de l’ex-espion russe Sergueï Skripal.

« Que quelqu’un puisse penser qu’en Russie quelqu’un se permettrait de faire de telles choses juste avant l’élection et la Coupe du monde de football, c’est absurde, du grand n’importe quoi », a déclaré Vladimir Poutine devant la presse après sa victoire à la présidentielle. « C’est tout simplement inimaginable », a-t-il insisté, lors de sa première réaction publique aux accusations de Londres.

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Face aux accusations conjointes du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et des Etats-Unis dans un communiqué commun, Poutine a rétorqué : « La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que s’il s’était agi d’un poison militaire, les gens seraient morts sur le coup. C’est évident ». Le nouveau président a réaffirmé que la Russie s’était débarrassée de ses armes chimiques.

Des prélèvements analysés dans des laboratoires réputés

« La deuxième chose, c’est que la Russie ne dispose pas de ce type de moyen. Nous avons détruit toutes nos armes chimiques sous la supervision d’observateurs internationaux », a-t-il dit. « Nous avons été les premiers à le faire, contrairement à certains de nos partenaires qui l’ont promis, mais qui doivent malheureusement encore tenir leurs promesses », a ajouté le président.

Des experts internationaux sont attendus lundi au Royaume-Uni, pour mener des tests sur la substance utilisée pour empoisonner l’ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars dernier à Salisbury. Ces experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques doivent se voir remettre des prélèvements qui « seront testés dans les laboratoires internationaux les plus réputés », a précisé dimanche le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson. Les résultats de ces tests devraient être connus au mieux « après deux semaines ». Dans ce climat très tendu, la Russie a assuré être « prête à coopérer » avec Londres.