Corée du nord: Echanges diplomatiques pour concrétiser le sommet Trump-Kim

COREE DU NORD Aucun contact direct entre les deux ennemis n’a encore eu lieu, et ni la date ni le lieu n’ont été fixés pour cette rencontre historique…

N.Sa avec AFP
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Photomontage de Donald Trump et Kim Jong-Un.
Photomontage de Donald Trump et Kim Jong-Un. — Sipa

Rencontres à haut niveau et échanges téléphoniques au sommet se sont succédé vendredi pour concrétiser le sommet historique annoncé mais toujours pas formellement confirmé entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

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Aucun contact direct entre les deux ennemis n’a encore eu lieu, et ni la date ni le lieu n’ont été fixés pour cette rencontre censée porter sur l’avenir du programme nucléaire nord-coréen après des mois d’escalade.

Une rencontre « d’ici la fin du mois de mai »

Mais le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho a multiplié vendredi à Stockholm les consultations avec des responsables suédois. Et ces réunions en Suède, pays qui représente les intérêts américains en Corée du Nord, vont se poursuivre samedi contrairement au programme initial.

Depuis Washington, Donald Trump a appelé son homologue sud-coréen Moon Jae-in, dont le gouvernement a transmis la semaine dernière la proposition de sommet attribuée à Kim Jong-un, immédiatement acceptée par le président américain.

Ce dernier a « réitéré son intention de rencontrer Kim Jong-un d’ici la fin du mois de mai », a rapporté la Maison Blanche. Autant dire qu’une course contre la montre est engagée pour préparer le sommet.
Donald Trump a exprimé avec Moon Jae-in un « optimisme prudent » et les deux hommes ont estimé que la Corée du Nord aura « un avenir meilleur » en suivant « le bon chemin » vers sa dénucléarisation.

« Une opportunité historique »

Signe de l’effervescence diplomatique, pour ne pas perdre l’élan donné par le tournant spectaculaire du 8 mars, les ministres japonais et sud-coréen des Affaires étrangères, Taro Kono et Kang Kyung-wha, ont été reçus l’un après l’autre au département d’Etat américain à Washington.

Les deux ministres et le secrétaire d’Etat adjoint John Sullivan, qui assure l’intérim à la tête de la diplomatie américaine depuis le limogeage de Rex Tillerson, ont estimé que l’annonce du prochain sommet Trump-Kim était « une opportunité historique », signe que « la campagne mondiale de pression maximale fonctionne et doit se poursuivre », selon le département d’Etat américain.

« Nous sommes prudemment optimistes sur le fait que ces discussions auront lieu et qu’il s’agira d’une percée en vue d’une résolution pacifique du dossier nucléaire nord-coréen », a dit la cheffe de la diplomatie sud-coréenne à la chaîne américaine PBS.
A ce stade, la Corée du Nord est restée publiquement muette sur ses intentions, sans démentir ni confirmer le compte rendu qu’en a fait Séoul, suscitant la prudence de nombreux experts.

La Suède médiatrice

D’où l’attention suscitée par le déplacement suédois du chef de la diplomatie nord-coréenne, qui porte bien selon Stockholm sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne et le possible sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-un. Un responsable américain a toutefois assuré à l’AFP à Washington qu’aucune rencontre n’était prévue entre Américains et Nord-Coréens en marge de cette visite.
« Les discussions avec la Corée du Nord sont prolongées. Elles continueront samedi », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la diplomatie suédoise.

La visite de l’émissaire nord-coréen vise également à « contribuer à la mise en œuvre effective des résolutions » votées par le Conseil de sécurité de l’ONU contre Pyongyang sur son programme nucléaire, mais aussi celles « soulignant la nécessité d’intensifier les efforts diplomatiques pour trouver une solution pacifique au conflit », selon les autorités suédoises.