Election présidentielle: Les ressortissants russe interdits de vote en Ukraine

Guerre froide « La police ne laissera pas les citoyens russes accéder à ces bâtiments pour voter », a déclaré le ministre de l’Intérieur…

20 Minutes avec AFP
L'élection de dimanche aura lieu exactement quatre ans après la ratification de l'annexion de la Crimée par Vladimir Poutine, le 18 mars 2014
L'élection de dimanche aura lieu exactement quatre ans après la ratification de l'annexion de la Crimée par Vladimir Poutine, le 18 mars 2014 — SIPA

Si le chapitre militaire de la Crise de Crimée est clos, le volet diplomatique est lui bien ouvert. Preuve en est avec cette annonce, faite par Kiev ce vendredi, avertissant les électeurs russes que l’accès aux consulats de leur pays, pour voter dimanche lors du scrutin présidentiel, leur sera interdit.

Sur sa page Facebook, le ministre de l’Intérieur, Arsen Avakov, a annoncé que la police gardant les représentations diplomatiques russes en Ukraine « à Kiev, Kharkiv, Odessa et Lviv, ne laissera pas les citoyens russes accéder à ces bâtiments pour voter ».

Une guerre « hybride et agressive »

Cette décision a été prise en réaction à la « tenue illégale » de l’élection présidentielle russe en Crimée, où des bureaux de vote seront ouverts notamment dans les villes de Sébastopol et Simféropol. « Constatant la guerre hybride et agressive de la Russie contre l’Ukraine (…) le ministère ukrainien des Affaires intérieures a jugé impossible de tenir des élections violant les lois de l’Ukraine sur le territoire ukrainien », a déclaré M. Avakov.


L’élection de dimanche, qui aura lieu exactement quatre ans après la ratification de l’annexion de la Crimée par Vladimir Poutine le 18 mars 2014, semble jouée d’avance, faute d’opposition véritable au président russe.

Ce dernier devrait ainsi remporter un quatrième mandat le portant au pouvoir jusqu’en 2024, après un troisième mandat marqué par la crise ukrainienne, où le rôle de Moscou a valu à la Russie des sanctions européennes et américaines, notamment pour l’annexion de la Crimée.