VIDEO. Affaire Skripal : Londres, Berlin, Paris et Washington accusent la Russie dans un communiqué commun

ARME CHIMIQUE La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis demandent à la Russie de clarifier ses positions…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron et Theresa May le 18 janvier 2018.
Emmanuel Macron et Theresa May le 18 janvier 2018. — LE CAER VIANNEY/SIPA

Dans un communiqué commun, Londres, Berlin, Paris et Washington ont estimé jeudi que la responsabilité russe était la seule explication «plausible» à l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal, et demandé à Moscou de fournir toutes les informations sur le programme chimique Novitchok.

«Nous, les chefs d'Etat et de gouvernement de la France, de l'Allemagne, des Etats-Unis et du Royaume-Uni, exprimons notre consternation après l'attaque contre Sergueï [et sa fille] Ioulia Skripal», déclarent-ils dans un communiqué commun.

«Cet emploi d'un agent neurotoxique de qualité militaire, d'un type développé par la Russie, constitue le premier emploi offensif d'un agent neurotoxique en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale», ajoutent la Première ministre britannique Theresa May, le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump.

Les alliés attendent des aveux de la Russie

«C'est une atteinte à la souveraineté britannique», «c'est notre sécurité à tous qui est menacée», disent-ils. «Le Royaume-Uni a informé en détail ses alliés sur le fait qu'il était hautement probable que la Russie soit responsable de l'attaque. Nous partageons le constat britannique qu'il n'y a pas d'autre explication plausible».

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Les quatre alliés appellent en conséquence la Russie à «répondre à toutes les questions liées à l'attaque de Salisbury. La Russie devrait en particulier déclarer de façon entière et complète son programme Novitchok à l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques».

Cette démonstration d'unité des quatre pays intervient au lendemain de l'annonce de sanctions contre la Russie par Theresa May, qui, devant le parlement britannique, avait affirmé que la Russie était «coupable» de l'empoisonnement.