L'Oklahoma va exécuter ses condamnés par inhalation forcée d'azote, une méthode qui suscite des inquiétudes

ETATS-UNIS Cette méthode, utilisée pour l'abattage d'animaux, n'a encore jamais été utilisée dans le pays...

20 Minutes avec AFP

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Une chambre d'exécution aux Etats-Unis.
Une chambre d'exécution aux Etats-Unis. — P. Sullivan/AP/SIPA

L’Etat américain de l’Oklahoma a annoncé mercredi qu’il allait désormais exécuter ses condamnés à mort par inhalation forcée d’azote, une méthode jamais utilisée aux Etats-Unis et qui suscite des inquiétudes. L’annonce a été faite par Mike Hunter, le procureur général de cet Etat du Sud conservateur.

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« Nous avons opté pour cette méthode, car il est établi que les Etats dans tout le pays éprouvent de grandes difficultés à se procurer des substances pour les injections létales », a justifié Mike Hunter en conférence de presse.

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Cette pénurie, qui dure depuis des années, s’explique par le refus des firmes pharmaceutiques, pour la plupart européennes, d’approvisionner en produits mortels les prisons américaines.

Plusieurs exécutions controversées ces dernières années en Oklahoma

Quelques Etats américains disposent encore aujourd’hui de la possibilité d’exécuter leurs condamnés à mort dans une chambre à gaz, comme alternative à l’injection létale. Depuis 1976, 11 condamnés ont été exécutés dans une chambre à gaz, selon le Centre d’information sur la peine de mort (DPIC). Mais l’inhalation forcée d’azote, un gaz inerte, n’a jamais été employée. Cette méthode, utilisée pour l’abattage d’animaux, provoque le décès par hypoxie (raréfaction d’oxygène).

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Dale Baich, un avocat représentant des condamnés à mort de l’Oklahoma, a appelé mercredi les autorités pénitentiaires de l’Etat à la « prudence » et à la « complète transparence » sur ce nouveau protocole de mise à mort. L’Oklahoma a connu plusieurs exécutions ou tentatives d’exécution controversées ces dernières années.

« Qui sont les experts en azote et en hypoxie par l’azote qui vont être consultés ? Quelles sont les études menées par l’Etat pour s’assurer de la sécurité et de la légalité de ce nouveau processus ? », a questionné Dale Baich.