VIDEO. Ex-espion russe empoisonné: Theresa May «est allée trop fort» en accusant la Russie, estime Raffarin

GRANDE-BRETAGNE « Il faut faire attention à l’escalade des mots, des provocations et donc de la violence », a expliqué l’ancien Premier ministre…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Pierre Raffarin le 10 mai 2016 à Paris.
Jean-Pierre Raffarin le 10 mai 2016 à Paris. — ERIC FEFERBERG AFP

L’ancien Premier ministre appelle à la prudence. Jean-Pierre Raffarin a affirmé ce mardi que la Première ministre britannique Theresa May était « allée trop fort » en accusant la Russie « avant d’avoir les résultats de l’enquête » dans l’affaire de l’ex-espion russe empoisonné en Grande-Bretagne.

« Je trouve que Theresa May est allée trop fort […] avant d’avoir des éléments très précis pour pouvoir mettre en accusation fermement » la Russie, a déclaré Jean-Pierre Raffarin sur LCI. « Il faut faire attention à l’escalade des mots, des provocations et donc de la violence », a-t-il ajouté.

« Ça s’appelle l’escalade et c’est cela qui est dangereux »

Une « accusation qui n’est pas précise apparaît vis-à-vis de l’opinion publique russe comme un facteur de violence, d’agression du monde occidental contre la Russie. Il faut faire très attention aujourd’hui aux opinions publiques et l’opinion publique nationaliste en Russie est une opinion qui naturellement sent son pays attaqué », a-t-il dit.

Selon Jean-Pierre Raffarin, Theresa May fait appel à son opinion publique pour annoncer une riposte, la Russie aussi, « ça s’appelle l’escalade et c’est cela qui est dangereux », a-t-il affirmé.

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Lundi, la Première ministre britannique Theresa May avait estimé « très probable que la Russie soit responsable » de l’empoisonnement d’un ancien espion russe et de sa fille retrouvés inconscients le 4 mars sur un banc de Salisbury (sud de l’Angleterre), où vivait l’ex-espion. Ils sont toujours hospitalisés dans un état critique.