Ex-espion russe empoisonné: Theresa May réunit son Conseil de sécurité nationale

SECURITE Après l'attaque de Sergeï Skripal et de sa fille, Moscou a clamé son innocence...

20 Minutes avec AFP

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Theresa May devant le 10, Downing Street, le 13 mars 2018.
Theresa May devant le 10, Downing Street, le 13 mars 2018. — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

La Première ministre britannique Theresa May réunit ce mercredi son Conseil de sécurité nationale avant de décider d’éventuelles sanctions à l’encontre de la Russie en l’absence d’explications de Moscou sur l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal.

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Theresa May prendra la parole après cette réunion pour présenter les décisions qui ont été prises devant les députés. Estimant « très probable » que la Russie soit responsable de l’empoisonnement de l’espion russe Serguei Skripal et de sa fille, la dirigeante avait laissé jusqu’à mardi minuit aux autorités russes pour fournir une réponse devant l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

La Russie « ne répondra pas à l’ultimatum »

Dès mardi après-midi, l’ambassade russe à Londres a cependant fait savoir que la Russie « ne répondrait pas à l’ultimatum » tant « qu’elle n’aura pas reçu d’échantillons de la substance chimique » incriminée.

Clamant, comme le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, « l’innocence » de la Russie, l’ambassade avait ajouté avoir demandé au gouvernement britannique l’ouverture d’une « enquête conjointe ». Et prévenu que Moscou riposterait si des mesures étaient décidées à son encontre.

Soutien de la France et des Etats-Unis

De son côté, Theresa May bénéficie du soutien de ses principaux alliés, France, Allemagne, Etats-Unis, qui ont vivement condamné l’empoisonnement perpétré sur le sol britannique. Elle pourrait solliciter leur appui pour imposer des sanctions.

Si la responsabilité russe est avérée, il « s’agit alors d’une attitude encore plus irréfléchie qui menace la communauté internationale et nécessite une réponse internationale », a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson.

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Parmi les sanctions possibles attendues contre la Russie, un boycott diplomatique de la Coupe du monde de football en Russie, ou une version britannique de l’amendement américain Magnitsky, du nom d’un militant anticorruption russe, afin de saisir les biens des personnes coupables de violations des droits de l’homme.