VIDEO. ONU: Marlène Schiappa met en garde contre la remise en cause de l'accès à l'avortement

AVORTEMENT «Les populistes et leurs alliés s'adonnent à une remise en cause permanente des droits humains», a déclaré la secrétaire d'Etat française à l'Egalité devant l'Assemblée générale de l'ONU...

20 Minutes avec AFP

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Des manifestants anti-avortement lors d'un rassemblement à Dublin, en juillet 2013.
Des manifestants anti-avortement lors d'un rassemblement à Dublin, en juillet 2013. — Julien Behal/AP/SIPA

La secrétaire d’Etat française à l’Egalité, Marlène Schiappa, a mis en garde mardi à l’ONU contre « un spectre nouveau », le populisme, qui conduit à des décisions mettant « en cause, plus ou moins directement, l’accès à l’avortement ».

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« Les populistes et leurs alliés s’adonnent à une remise en cause permanente des droits humains, au premier rang desquels les droits des femmes », a-t-elle relevé dans un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU à l’occasion d’une conférence sur l’autonomisation des femmes en milieu rural.

« Paradoxe ultime, parfois, des femmes les incarnent ou les soutiennent », a ajouté la ministre, en assurant que la France « continuera de défendre partout, toujours, les droits sexuels et reproductifs et l’accès à la contraception ».

« Le choix est le principal droit »

Marlène Schiappa a souligné qu'« à cet égard, la France ne peut que déplorer les décisions de ses alliés historiques la Hongrie, la Pologne, les Etats-Unis d’Amérique… de remettre en cause, plus ou moins directement l’accès à l’avortement ».

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La ministre a revendiqué une « diplomatie féministe à la française ». « Le choix est le principal droit. Choisir de se marier, de divorcer, de se cultiver, d’avoir des enfants, d’avorter. De créer une entreprise. De se présenter à une élection - d’en gagner, parfois. De passer son permis de conduire. De voyager. De circuler librement. De vivre, tout simplement », a-t-elle énuméré.

Lors d’un entretien avec quelques journalistes, elle a précisé travailler à donner aux femmes agricultrices des indemnités de salaire lors d’un congé maternité. « Les agricultrices aujourd’hui en France ont une indemnité de remplacement mais pas d’indemnités pour elles pour continuer à être rémunérées », a-t-elle expliqué.