Norvège: Pourquoi, à Longyearbyen, il est interdit de mourir et d’être au chômage

ETRANGE Le froid polaire de la région empêche les corps de se décomposer, et préserve les virus...

20 Minutes avec agence

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La cité minière de Longyearbyen, dans l'archipel arctique du Svalbard en Norvège.
La cité minière de Longyearbyen, dans l'archipel arctique du Svalbard en Norvège. — Berit Roald Scanpix

Pour mourir, veuillez vous rendre à Oslo, à 2.000 kilomètres d’ici. Voilà comment se déroule la fin de vie à Longyearbyen, la capitale administrative du Svalbard, un archipel d’une trentaine d’îles appartenant à la Norvège.

Depuis 1950, il est interdit de mourir dans cette ville, rapporte Slate. Cette mesure, qui semble étrange, est en réalité justifiée par les températures extrêmement froides qui règnent dans cette partie du globe. Le froid polaire tout au long de l’année empêche la décomposition des corps des personnes décédées.

Des particules de grippe de 1917

Dans les années 2000, des scientifiques ont exhumé des cadavres de personnes mortes à la suite d’un virus grippal, retrouvant par là même des particules du virus datant de… 1917. Les habitants de cette ville sont donc contraints d’aller mourir ailleurs.

Les personnes en fin de vie sont envoyées à Oslo, la capitale norvégienne située à plus de 2.000 kilomètres ! Logiquement, la commune ne possède ni maisons de retraite ni service de gériatrie.

Interdit aux chômeurs

Par ailleurs, Longyearbyen n’accepte pas les nouveaux habitants et personne ne peut y naître, faute d’hôpital. Lorsqu’elles sont enceintes, les femmes sont transférées bien avant le terme afin d’accoucher en toute sécurité, avant de revenir sur l’île.

La localité possède d’autres règles étranges. Il est par exemple interdit de posséder un chat, pour ne pas nuire aux volatiles. Il est obligatoire d’enlever ses chaussures lorsque l’on entre dans un bâtiment, et l’alcool est rationné. Enfin, les chômeurs ne sont pas acceptés, les autorités estimant que chacun doit être en mesure de subvenir à ses besoins en raison des conditions de vie difficiles.