Bono, «désolé», s'engage à rencontrer les employés de son ONG victimes de harcèlement

PLAINTES Sept anciens employés de ONE, l’ONG co-fondée par Bono, ont entamé une action en justice pour « mauvais traitements »…

20 Minutes avec AFP

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Bono, le 12 avril 2016, à Washington.
Bono, le 12 avril 2016, à Washington. — MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L’organisation humanitaire de Bono du groupe U2 visée par des plaintes de salariés. Le chanteur irlandais a présenté dimanche ses excuses après des accusations parues dans la presse faisant état de harcèlement et de mauvais traitements à l’encontre de membres du personnel de l’ ONG qu’il a co-fondée en 2004, ONE.

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Le chanteur, âgé de 57 ans, s’est dit « profondément désolé » et « furieux » de ces accusations, parues dans The Mail on Sunday, et s’est engagé à rencontrer les victimes pour « s’excuser personnellement ». L’hebdomadaire britannique a détaillé une série d’incidents dont l’un concerne une femme mariée travaillant au bureau de Johannesburg de l’ONG. Elle affirme avoir été rétrogradée dans son emploi après avoir refusé d’avoir des relations sexuelles avec un député tanzanien.

« Je déteste le harcèlement »

« Nous sommes vraiment désolés. Je déteste le harcèlement, je ne peux pas supporter ça », a déclaré Bono dans un communiqué. « Le harcèlement des personnes les plus pauvres dans les endroits les plus pauvres en raison de leur condition est la raison pour laquelle nous avons établi ONE, a-t-il poursuivi. Donc, la découverte en novembre dernier d’allégations graves et multiples de harcèlement dans notre bureau de Johannesburg a ébranlé et rendu furieux le conseil de ONE et moi-même. »

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Les choses sont allées « très mal », selon Bono qui estime devoir « prendre une responsabilité pour cela ». Selon le Mail on Sunday, ONE est également accusée de n’avoir pas payé ses impôts en Afrique du Sud et d’avoir employé illégalement des travailleurs étrangers munis de visas de tourisme. Les avocats de sept anciens employés de l’ONG ont entamé la semaine dernière une action en justice pour demander des dommages et intérêts en raison de « mauvais traitements émotionnels, physiques et psychologiques », selon le Mail on Sunday.