Burkina Faso: Le groupe djihadiste GSIM revendique les attaques de Ouagadougou

MONDE Les attaques avaient fait huit morts vendredi parmi les forces de l'ordre burkinabè selon un dernier bilan…

C.P. avec AFP
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Militaires dans le centre de Ouagadougou (Burkina Faso) le 2 mars 2018.
Militaires dans le centre de Ouagadougou (Burkina Faso) le 2 mars 2018. — Ludivine Laniepce/AP/SIPA

La piste djihadiste se confirme au lendemain de la double attaque menée contre l’état-major des forces armées du Burkina Faso et l’ambassade de France à Ouagadougou : le groupe djihadiste GSIM revendique ce samedi les attaques de Ouagadougou.

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Représailles à une opération française au Mali

Dans un message parvenu ce samedi à l’agence privée mauritanienne Al Akhbar, le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) affirme avoir agi en représailles à une opération française au Mali.

Le groupe dirigé par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly a mené ces attaques « en réponse à la mort de plusieurs de ses dirigeants dans un raid de l’armée française dans le nord du Mali il y a deux semaines », selon cette source.

Un peu plus tôt ce samedi, le Premier ministre burkinabé avait « condamné avec la dernière rigueur cet attentat terroriste, lâche, qui s’attaque à notre pays, encore une fois et qui sème la mort, la désolation inutilement ». «Il s'agit d'une attaque terroriste, liée à un courant ou un autre (...) des mouvements terroristes dans le Sahel », « ou à d’autres acteurs qui sont pour une déstabilisation ou une situation de blocage de notre avancée démocratique », avait déclaré samedi Remis Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement burkinabé.

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Bilan revu à la baisse

Huit membres des forces de l’ordre burkinabé ont été tués et 12 blessés sont en état d’urgence absolue, selon un dernier bilan officiel communiqué ce samedi. Aucun ressortissant français n’a été tué ou blessé.

Dans un premier temps, des sources sécuritaires françaises avaient avancé vendredi un bilan d’au moins 28 morts.

Selon un correspondant de l’AFP, des militaires sont présents autour des lieux des attaques mais on ne note pas de déploiement particulier de forces de sécurité ailleurs en ville.