RDC: L'ONU admet des «failles» après la mort de 15 Casques bleus

FAITS DIVERS L'ONU a admis ce vendredi dans un communiqué que «la Mission n'avait pas de plan d'action pour renforcer ou évacuer ses Casques bleus pendant l'attaque»...

20 Minutes avec AFP

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Des Casques bleus de la Monusco, le 23 octobre 2014 à Beni, en RDC
Des Casques bleus de la Monusco, le 23 octobre 2014 à Beni, en RDC — Alain Wandimoyi AFP

Des attaques en décembre 2017 contre des Casques bleus en République démocratique du Congo ont mis en lumière plusieurs « failles » dans l’entraînement et le dispositif onusien.

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Lors de cette attaque de la base de Casques bleus située dans l’est du pays à Semuliki, qui a duré une douzaine d’heures, 15 Casques bleus tanzaniens ont été tués, 43 blessés, et un Casque bleu de même nationalité est toujours porté disparu.

« Des problèmes de commandement et de contrôle »

Citant les conclusions d’une enquête dirigée par un fonctionnaire russe, Dimitri Titov, l’ONU a admis ce vendredi dans un communiqué « plusieurs failles dans l’entraînement et le dispositif de la Monusco (la Mission des Nations unies au Congo) ainsi que dans sa force d’intervention rapide (FIB) ». « L’équipe d’enquêteurs a remarqué que la Mission n’avait pas de surcroît de plan d’action pour renforcer ou évacuer ses Casques bleus pendant l’attaque », précise encore l’ONU dans le communiqué.

« Des problèmes de commandement et de contrôle, de direction et un manque de moyens, notamment aéronautiques et en matière de renseignement, ont aussi été des obstacles majeurs et nécessitent des correctifs urgents », est-il encore indiqué dans le communiqué.

Eclairage des installations et agrandissement des périmètres de sécurité

L’ONU a également confirmé que l’attaque avait été vraisemblablement commise par des combattants du groupe Alliance des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé ougandais musulman, actif dans le Nord-Kivu frontalier de l’Ouganda.

Le texte des Nations unies précise que plusieurs mesures ont été prises depuis ces attaques, de l’éclairage des installations à l’agrandissement des périmètres de sécurité dans plusieurs bases de Casques bleus à travers le pays.