VIDEO. Attaque à Ouagadougou: Le Burkina Faso visé par des attaques djihadistes depuis 2015

TERRORISME Le pays est régulièrement la cible d'attaques terroristes, notamment près de sa frontière avec le Mali...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron et le président burkinabé, Roch Marc Christian Kabore, le 29 novembre 2018.
Emmanuel Macron et le président burkinabé, Roch Marc Christian Kabore, le 29 novembre 2018. — LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Une nouvelle attaque terroriste a endeuillé le Burkina Faso ce vendredi. Vingt-huit personnes ont perdu la vie dans des attaques qui ont visé l’ambassade de France et l’état-major général des armées. Ce n’est pas la première fois que ce pays est la cible d’attaques jihadistes. Depuis 2015, elles se sont multipliées, dans le Nord, proche du Mali, et à Ouagadougou.

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Depuis le premier trimestre 2015 le Nord du Burkina Faso, frontalier du Mali, connaît régulièrement des enlèvements et des attaques perpétrés par des groupes jihadistes contre des représentants de l’Etat (gendarmeries, écoles notamment). Un bilan officiel y fait état de 133 morts en 80 attaques. Sous-équipées, les forces de sécurité ont du mal à faire face dans cette région du Sahel burkinabè.

Une force internationale pour lutter contre le terrorisme

Le 15 janvier 2016, trente personnes, majoritairement des Occidentaux, ont été tuées et 71 blessées lors d’un raid jihadiste contre l’hôtel Splendid et le restaurant Cappuccino à Ouagadougou. L’attentat, le premier de ce type au Burkina Faso, avait provoqué un choc. Il avait été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui l’a attribué au groupe Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar.

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Le 13 août 2017, deux assaillants ont ouvert le feu sur un café-restaurant, le Aziz Istanbul, situé sur la principale avenue de la capitale, faisant 19 morts (dix Burkinabè et neuf étrangers), ainsi que 21 blessés. Cette fois l’attaque n’a pas été revendiquée. Le groupe jihadiste Ansarul Islam a revendiqué plusieurs attaques contre l’armée burkinabè, dont une qui avait fait 12 morts dans les rangs des militaires en décembre 2016 à Nassoumbou.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui ont été chassés par une intervention militaire française en janvier 2013. Mais des zones entières du Mali échappent encore au contrôle des forces maliennes, française et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques. Une force baptisée G5 Sahel, associant Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad, a été constituée pour lutter contre les groupes jihadistes actifs au Sahel.