Brexit: Theresa May rencontre Donald Tusk à Londres avant un discours très attendu

ROYAUME-UNI La Première ministre britannique rencontre le président du Conseil européen à Londres... 

20 Minutes avec AFP

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Theresa May accueille Donald Tusk ce jeudi 1er mars au 10, Downing Street, à Londres.
Theresa May accueille Donald Tusk ce jeudi 1er mars au 10, Downing Street, à Londres. — James Gourley/Shutterst/SIPA

C’est un déjeuner tendu qui a lieu ce jeudi à Londres. Theresa May, Première ministre britannique rencontre à Londres le président du Conseil Européen Donald Tusk

Dans le cadre du Brexit, Theresa May a affirmé vouloir quitter le marché unique et l’union douanière. Dans le même temps, elle veut négocier un accord qui réduirait autant que possible les droits de douane et les démarches administratives et souhaite un accès « sans friction au marché unique ». Impossible, pour Donald Tusk : « Soyons clairs : il ne peut y avoir de commerce sans friction en dehors de l’union douanière et du marché unique. La friction est un effet secondaire inévitable de #Brexit. Par nature », a-t-il tweeté jeudi avant de se rendre à Londres.

Lors de leur déjeuner de travail, Donald Tusk et Theresa May aborderont aussi la question sensible de l'Irlande, qui, après la sortie britannique du giron européen fin mars 2019 risque de voir renaître la frontière entre la république d’Irlande, membre de l’UE, et l’Irlande du nord, province britannique, qui sortira de l’UE après le Brexit. Le Royaume-Uni et l’Union européenne affirment vouloir éviter le rétablissement d’une frontière « dure ». Il s’agit de préserver l’accord du Vendredi saint de 1998 qui a mis fin à trois décennies d’affrontements sanglants entre nationalistes et unionistes nord-irlandais en renforçant les liens entre les deux territoires. Toutefois une frontière « dure » est « une conséquence possible » des « lignes rouges » tracées par Londres, a averti Donald Tusk, en référence à la volonté de Londres de sortir du marché unique et de l'union douanière.

Un gouvernement déchiré

Au cas où les propositions britanniques ne suffiraient pas pour éviter le retour de cette frontière physique, l’UE a prévu un dispositif : « un espace réglementaire commun ». Mais Theresa May a prévenu qu’elle n’accepterait « jamais » ces dispositions. « Aujourd’hui à Londres, je demanderai si le gouvernement britannique a une meilleure idée », a rétorqué Donald Tusk. Depuis le début des négociations, l’Union européenne a prévenu que Londres ne pourrait pas garder les aspects de l’UE qui l’arrangent et rejeter le reste tandis que le gouvernement britannique répète vouloir obtenir un « accord sur mesure ».

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A la tête d’un gouvernement déchiré entre partisans d’une rupture franche avec l’UE, comme le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, et défenseurs d’un maintien de liens forts avec les 27, comme le ministre des Finances Philip Hammond, Theresa May a convoqué les poids lourds de son gouvernement la semaine dernière afin que le gouvernement parle d’une seule voix. Elle rencontrait jeudi matin les membres de son cabinet pour une réunion spéciale consacrée à son discours de vendredi, qui tracera les lignes des futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.