Centrafrique: Six travailleurs humanitaires tués dans le nord-ouest du pays

CONFLIT L’un des humanitaires faisait partie du Fonds des nations unies pour l’enfance…

20 Minutes avec agences

— 

Un soldat de la MINUSCA à Bangui en Centrafrique en octobre 2015.
Un soldat de la MINUSCA à Bangui en Centrafrique en octobre 2015. — Anthony Fouchard/SIPA

Alors que la Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013, six travailleurs humanitaires, dont un du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), ont été tués ce dimanche dans le nord-ouest du pays, selon un communiqué publié mercredi par la mission de l’ONU, la Minusca. L’identité des agresseurs est pour l’heure inconnue.

« Améliorer la vie des populations vulnérables »

« La Minusca condamne le meurtre d’un personnel de l’Unicef et de cinq autres travailleurs humanitaires près de Markounda, nord-ouest de la RCA, et présente ses condoléances aux familles et collègues des victimes », indique la mission de l’ONU dans un communiqué sur Twitter.

>> A lire aussi : Centrafrique: Une attaque à la grenade fait quatre morts et plus de vingt blessés à Bangui

« Nous sommes profondément attristés et choqués par la mort de notre collègue, ainsi que cinq autres travailleurs de l’éducation qui ont été attaqués le 25 février », a par ailleurs déclaré Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’ouest et du centre, qui précise que les humanitaires « étaient là pour améliorer la vie des populations vulnérables ».

Treize humanitaires tués en 2017

Markounda est situé dans le nord-ouest de la RCA, où des violences ont lieu depuis fin 2017. Les combats opposent dans la région deux groupes armés rivaux, le Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC, créé en octobre par le « général » autoproclamé Ahamat Bahar), et le groupe armé Révolution et justice (RJ, emmené par Armel Sayo).

>> A lire aussi : Centrafrique: des signes avant-coureurs d'un génocide, selon un cadre de l'ONU

Plus de 65.000 personnes ont déjà fui les combats dans la zone pour se réfugier à Paoua, l’un des chefs-lieux de la préfecture de l’Ouham Pendé, selon l’ONU. Au moins treize travailleurs humanitaires ont été tués en 2017 en Centrafrique, dans des attaques similaires attribuées aux groupes armés qui sévissent dans les provinces du pays.