Mexique: L'ancien homme le plus gros du monde rêve de marcher à nouveau

OBÉSITÉ Les chirurgiens espèrent faire descendre le poids de Juan Pedro Franco à 100 kilos environ d'ici un an et demi...

20 Minutes avec agences

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Juan Pedro Franco, un Mexicain considéré comme l'homme le plus gros du monde lorsqu'il pesait 595 kilos, a été admis le 5 mai 2017 dans un hôpital de Guadalajara pour subir un pontage gastrique.
Juan Pedro Franco, un Mexicain considéré comme l'homme le plus gros du monde lorsqu'il pesait 595 kilos, a été admis le 5 mai 2017 dans un hôpital de Guadalajara pour subir un pontage gastrique. — Ulises Ruiz Basurto/SIPA

L’homme le plus gros du monde passe de moins en moins de temps prostré dans son lit. Grâce à un marcheur spécial qui l’aide à supporter son poids, le Mexicain Juan Pedro Franco commence à faire des pas. Mais ce qu’il veut surtout, c’est marcher seul sans suffoquer.

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Le jeune homme de 33 ans pesait 595 kilos en octobre 2016. Ce poids, résultat d’une mauvaise alimentation et d’un dysfonctionnement de la thyroïde, lui a valu le triste titre au Guinness d’homme vivant le plus gros au monde.

Deux opérations de réduction de l’estomac

Souffrant d’hypothyroïdie, d’hypertension artérielle, de diabète et d’obstruction pulmonaire sévère, Juan Pedro a décidé de reprendre sa vie en main. En novembre 2016, il a déménagé avec sa mère à Guadalajara (ouest du Mexique), où se trouve « Gastric Bypass Mexico », la clinique de José Antonio Castañeda, chirurgien spécialiste des traitements de l’obésité.

Après un régime méditerranéen « très sévère », le jeune homme s’est fait opérer en mai 2017 pour subir un manchon gastrique, et à nouveau six mois plus tard pour un « bypass ». Ces deux opérations ont pour but de réduire la taille de l’estomac.

Son poids est descendu à 366 kilos grâce à ces deux interventions. « Il a perdu environ 250 kilos depuis que le traitement a commencé », note le chirurgien, qui espère qu’il tombe à environ 100 kilos d’ici un an et demi.

Un « patient complexe et à risque »

« Je suis très heureux parce que tout va bien », confie le trentenaire obèse, installé sur son lit. Autour de lui, une structure métallique lui permet de se lever et de faire de l’exercice physique, grâce à des poulies d’haltérophilie fixées. « Chaque jour, il fait plus d’exercice, il essaie de se lever, de s’en sortir, il a une attitude très positive », commente le médecin à ses côtés.

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Le rêve du jeune homme est de « marcher à nouveau ». Pour l’équipe médicale interdisciplinaire qui le suit, il demeure toutefois « un patient complexe et à risque, jusqu’à ce que cesse son obésité extrême ». « Nous essayons de sauver une vie et nous resterons vigilants jusqu’à ce qu’il soit hors de danger », souligne la clinique.