Union Européenne: Un sommet à 27 pour débattre du budget post-Brexit

EXIT Il va falloir faire les fonds de tiroir…

20 Minutes avec AFP

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Le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, le 16 janvier 2018.
Le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, le 16 janvier 2018. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Réunion importante ce vendredi où les dirigeants européens vont débattre pour la première fois, à 27, du budget de l’UE après 2020 et le départ du Royaume-Uni, et se pencher sur le mode de désignation du successeur de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission, un enjeu qui divise.

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Les grands projets de l’UE pour se réinventer après le retrait britannique, dont le président français Emmanuel Macron s’est fait l’un des hérauts, vont être confrontés aux dures questions d’argent et de souveraineté.

Trouver de l’argent pour pallier le départ des britanniques

Après avoir fait face à des défis inédits ces dernières années, en matière de sécurité intérieure ou d’accueil de migrants, l’UE est prête à se doter des moyens financiers pour y répondre à l’occasion de son prochain « Cadre financier pluriannuel » (CFP). « Le budget de l’UE a toujours été un sujet qui crée des divisions. Cela le restera avec le départ du Royaume-Uni, il y aura peut-être un peu moins de divisions », a ironiquement noté un haut responsable européen sous couvert de l’anonymat.

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Mais se pose la question du financement de ces nouvelles mesures alors que le budget de l’UE va perdre l’un des ses principaux contributeurs, soit environ 10 milliards d’euros par an selon le Conseil européen, l’instance qui regroupe les Etats membres.

Il faudra « faire des choix »

Selon une autre source européenne, il s’agit d’un « exercice inédit » pour le Conseil puisque la Commission européenne ne mettra ses propositions sur la table que début mai. Sous la forme d’une « discussion politique » qui doit fournir quelques pistes à l’exécutif européen.

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Pour ce budget post-2020 - le CFP actuel court sur 7 ans : de 2014 à 2020 -, l’idée de la Commission est de décider des priorités, puis d’ajuster le budget en conséquence. Il faudra faire des choix, a d’ores et déjà prévenu Bruxelles.

Ceux « qui ne veulent pas payer plus et ceux qui ne veulent pas recevoir moins »

L’essentiel du budget de l’UE, environ 70 %, est pour l’instant consacré aux piliers historiques de l’Union : la politique de cohésion, visant à permettre aux régions les plus pauvres de rattraper leur retard, et la politique agricole commune (PAC).

« Il y a les pays qui ne veulent pas payer plus et ceux qui ne veulent pas recevoir moins », a résumé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Selon le haut responsable européen, la plupart des Etats membres sont d’accord pour soutenir l’idée d’une augmentation de leur participation, mais « ceux qui sont sceptiques ou contre sont très déterminés ».