Trafic d’œuvres d'art: 41.000 objets culturels saisis et 101 arrestations après deux mois d'enquête

INTERPOL Deux opérations menées pendant deux mois dans 81 pays ont permis de récupérer 41.000 pièces...

20 Minutes avec agences

— 

L'entrée du siège de l'organisation internationale de coopération policière Interpol à Lyon, le 6 mai 2010
L'entrée du siège de l'organisation internationale de coopération policière Interpol à Lyon, le 6 mai 2010 — Jean-Philippe Ksiazek AFP

Dans le cadre d’opérations menées entre octobre et décembre 2017 contre le trafic illicite d’objets culturels, 41.000 artefacts ont été saisis dans 81 pays différents.

>> A lire aussi : Mexique: Un bébé tigre découvert dans un centre postal, enfermé dans un colis

Grâce à des inspections effectuées dans des musées, maisons d’enchères et chez des particuliers, 300 enquêtes ont été menées, aboutissant à 101 arrestations selon le communiqué d'Interpol publié mercredi 21 février. Des « dizaines de milliers de contrôles » ont par ailleurs été réalisés dans les aéroports et aux frontières.

Une peinture de Nicolas de Staël saisie

« Pour les criminels, le marché noir des œuvres d'art devenait aussi lucratif que les drogues, les armes et la contrefaçon. […] Les objets anciens représentent également une source potentielle de grande richesse pour les groupes terroristes », a expliqué Jürgen Stock, le secrétaire général de l’organisation internationale de coopération policière.

Ces pièces de monnaie, meubles, peintures, instruments de musique, sculptures et objets archéologiques ont été récupérés au cours de l’opération Athena, mise en place par l’Organisation mondiale des douanes et Interpol, et l’opération Pandora II menée par Europol et la Guardia civil espagnole.

>> A lire aussi : Paris: Un bronze de Botero d'une valeur de 425.000 euros volé dans une galerie d'art

Parmi les objets saisis se trouve une peinture de Nicolas de Staël estimée à environ 500.000 euros, ou encore une carapace de tatou géant mise en vente pour 150.000 dollars. Sans compter les 88 pièces en ivoire et 39 armes à feu historiques. « Plus de 7.000 objets, soit près de 20 % du nombre total d’objets retrouvés » ont été découverts sur des sites de vente en ligne.