L'ex-mari d'Ingrid Betancourt a peur «qu'elle soit déjà morte»

— 

La famille de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et les comités de soutien ont dit vendredi à Paris vouloir "garder espoir" et ont souligné l'urgence d'une solution négociée, à l'occasion du sixième anniversaire de son enlèvement par la guérilla des Farc.
La famille de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et les comités de soutien ont dit vendredi à Paris vouloir "garder espoir" et ont souligné l'urgence d'une solution négociée, à l'occasion du sixième anniversaire de son enlèvement par la guérilla des Farc. — Mehdi Fedouach AFP

«J'ai peur qu'Ingrid Betancourt soit en train de mourir ou soit déjà morte. Ce qui m'angoisse le plus, c'est la déclaration du gouvernement colombien, je me demande s'ils ne disposent pas d'informations que nous n'avons pas et s'ils ne sont pas en train d'ouvrir le parapluie», a déclaré samedi Fabrice Delloye, l'ex-mari d'Ingrid Betancourt.

La santé d'Ingrid Betancourt, prisonnière de la guérilla colombienne depuis six ans, est «extrêmement fragile», a estimé vendredi une source officielle colombienne. «Selon des informations de la police, de l'armée et du ministère de la Défense, nous avons établi qu'Ingrid Betancourt est très malade», a indiqué cette source à l'AFP.

Pour sa part, le vice-président de la FICIB (Fédération internationale des comités de soutien à Ingrid Betancourt), Olivier Roubi, s'est déclaré «optimiste et persuadé qu'Ingrid Betancourt était toujours vivante».

Le gouvernement colombien a affirmé jeudi soir que si Ingrid Betancourt, qui souffre d'une hépatite B récurrente, était libérée, il était prêt à un accord humanitaire et à «réduire au minimum» ses exigences pour relâcher des guérilleros des Farc.

«Nous voulons interpréter les déclarations de Bogota comme une ouverture», a ajouté Olivier Roubi, espérant que le président colombien Alvaro Uribe «ne ferait rien pour contrer certaines initiatives en cours» pour la libération de l'otage. Il a notamment fait référence au plan récemment présenté à Paris par l'ex-otage et ancien sénateur Luis Eladio Perez, où la France joue un rôle «crucial», notamment pour l'échange de prisonniers.