Allemagne: Le gouvernement envisage d'instaurer la gratuité des transports en commun

POLLUTION L’objectif du gouvernement est de réduire le nombre de voitures particulières et la pollution dans les villes…

20 Minutes avec agences

— 

Le métro de Berlin, en Allemagne (illustration).
Le métro de Berlin, en Allemagne (illustration). — Magadan/Wikimedia Commons

Le gouvernement allemand veut envoyer un signal fort. Dans un courrier adressé le dimanche 11 février à Bruxelles, plusieurs ministres allemands – dont celle de l’Environnement – déclarent envisager d’instaurer «  la gratuité des transports publics afin de réduire le nombre des voitures particulières » dans ses villes.

>> A lire aussi : Lyon: Il y aura une nouvelle ligne de métro...mais pas avant 2030

Un test sera d’abord réalisé dans cinq villes allemandes, dont l’ancienne capitale Bonn et la cité industrielle Essen. Le projet verra le jour « au plus tard à la fin de l’année » et permettra à des centaines de milliers de personnes d’emprunter bus, trams et métros gratuitement.

Un problème de délai

Vu le prix d’un ticket à l’unité (2,8 euros à Munich, 2,9 euros à Berlin), les usagers devraient se réjouir d’une telle annonce. Pour les communes c’est l’inverse. Elles craignent de devoir gérer un flot soudain et considérable de nouveaux voyageurs.

>> A lire aussi : Le gouvernement supprime 300 millions d’euros de dotation aux collectivités en 2017

Le maire de Bonn, Ashok Sridharan, a expliqué qu’il allait devoir accroître le nombre de bus et de tramways. Mais « je ne connais pas de constructeur qui puisse livrer en un si court laps de temps les bus électriques dont nous aurions besoin », a-t-il déclaré.

Éviter les sanctions

Reste aussi la question du financement. « Le gouvernement fédéral doit dire comment il veut financer cela », a averti Michael Ebling, président d’une fédération de régies communales.

Cette mesure vise surtout à rassurer l’Union européenne. L’Allemagne espère convaincre Bruxelles de ne pas saisir la Cour européenne de justice à son encontre, comme elle menace de le faire pour neuf pays – dont la France – en raison de leur inaction contre la pollution atmosphérique.