Près de 230 morts dans les combats entre miliciens chiites et l'armée irakienne

— 

Moqtada Sadr, qui conteste la légitimité du gouvernement Maliki, a appelé à trouver une solution "pacifique" aux violences, qui se son
Moqtada Sadr, qui conteste la légitimité du gouvernement Maliki, a appelé à trouver une solution "pacifique" aux violences, qui se son — Essam al-Sudani AFP

Près de 230 personnes sont mortes depuis mardi dans les combats entre les troupes régulières et les miliciens chiites dans plusieurs villes d'Irak, selon un bilan établi samedi par l'AFP à partir des chiffres fournis par les services de sécurité. Des informations non confirmées font cependant état d'un bilan beaucoup plus élevé.

Ces violences sont survenues après le lancement par le gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki d'une opération visant les fiefs à Bassorah (sud) de miliciens chiites, pour la plupart affiliés à l'Armée du Mahdi, dirigée par le chef radical Moqtada Sadr. Ces combats, qui se sont étendus à plusieurs zones du pays, ont également fait plusieurs centaines de blessés.

Au moins 23 personnes ont été tuées à Bassorah, où les combats se poursuivaient samedi, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et des responsables de la sécurité irakienne. A Bagdad, 75 personnes sont mortes et 498 ont été blessées dans les combats entre les troupes gouvernementales appuyées par l'armée américaine et les miliciens de l'Armée du Mahdi à Sadr City, bastion sadriste dans le nord-est de la capitale, ont indiqué des responsables des services de santé irakiens.

Des affrontements et des tirs d'obus de mortiers ont provoqué la mort de 17 personnes dans le quartier de Khadhimiyah et dans d'autres zones plus au nord, selon des responsables américains et irakiens.

La «zone verte» de Bagdad, quartier fortifié de la capitale où se trouvent de nombreux ministères et ambassades, a été la cible de multiples obus de mortiers qui ont notamment tué deux gardes du vice-président irakien, le sunnite Tarek al-Hachemi, ont fait savoir des responsables des services de sécurité.

Des affrontements ont également eu lieu samedi dans la ville sainte de Kerbala, dans le centre, où 12 «criminels» ont été tués, a affirmé la police locale. La ville et les faubourgs de Nassiriyah (sud) ont été le théâtre de violents combats vendredi qui ont fait au moins 36 morts, selon des sources médicales.

A Kout (170 km au sud-est de Bagdad), la police locale a fait état d'une cinquantaine de tués depuis mardi. Les combats ont également fait huit morts dans la province de Babylone, selon des responsables irakiens et américains.