Frappes en Syrie, service national universel, Nicolas Hulot... Macron sort de sa réserve

ANNONCES Le président de la République a passé en revue divers sujets devant la presse, ce mardi soir....

G. N. avec AFP

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Emmanuel Macron à la base navale de Toulon le 19 janvier 2018.
Emmanuel Macron à la base navale de Toulon le 19 janvier 2018. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Emmanuel Macron fait le point. A l’occasion d’une rencontre avec l’Association de la presse présidentielle ce mardi soir, le président de la République est revenu sur divers sujets de politique intérieure. Voici ses principales annonces.

  • Service national universel

Emmanuel Macron a souhaité que le service national universel soit «obligatoire» et dure « autour du trimestre » voire de « 3 à 6 mois ». Ce service, qui pourra avoir une partie « civique », « aura un coût mais je ne pense pas qu’il soit prohibitif. Il ne s’agit pas de recréer des casernements massifs », a déclaré le chef de l’Etat.

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« Je souhaite un service obligatoire, ouvert aux femmes et aux hommes » pouvant avoir « une ouverture sur la chose militaire » mais « dont la forme pourra être civique ». Sa durée pourra être « autour du trimestre » mais pourra « être plus longue si l’on intègre un service civique » a-t-il ajouté, évoquant « une partie obligatoire, entre 3 et 6 mois, ce n’est pas encore établi ».

  • Frappes en Syrie

Si la France « a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils » en Syrie par le régime, « nous frapperons », a réaffirmé mardi Emmanuel Macron. « Nous frapperons l’endroit d’où ces envois sont faits ou là où ils sont organisés. La ligne rouge sera respectée », a indiqué le président de la République. « Mais aujourd’hui nous n’avons pas de manière établie par nos services la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles », a-t-il ajouté.

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« Dès que la preuve sera établie je ferai ce que j’ai dit », a-t-il prévenu tout en martelant que « la priorité c’est la lutte contre les terroristes, les djihadistes​ ». S’agissant du régime syrien, « on saura caractériser les choses avant la fin du conflit. Peut-être qu’on saura davantage après la fin du conflit », mais ça « ça relèvera de la justice internationale », pas des frappes.

Le président a également plaidé pour une réunion internationale sur la Syrie, si possible « dans la région. J’ai fait plusieurs propositions », a-t-il dit sans autre précision. « Je ne suis pas obsédé par faire une réunion sur la Syrie à Paris », a-t-il ajouté.

 

  • Rumeurs sur Nicolas Hulot

Enfin Emmanuel Macron a mis en garde mardi contre une « forme de République du soupçon » à propos des accusations d’agression sexuelle contre ses ministres Nicolas Hulot et Gérald Darmanin. Si des plaintes classées sans suite peuvent « conduire à écarter ou faire sortir du gouvernement » un ministre ou à l’empêcher d’exercer, « cela devient une forme de République du soupçon où tout se vaut », a dit le chef de l’Etat.

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