Betancourt: la France appelle les Farc à accepter la proposition de Bogota

COLOMBIE Betancourt, très malade, a été escortée jusqu'à un poste médical par plus de 200 guerilleros...

Avec agence

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L'ex-sénateur colombien Luis Eladio Perez, relâché récemment par la guérilla des Farc, présentait mardi au président Nicolas Sarkozy un plan pour la libération d'Ingrid Betancourt, qui est selon ses proches "au bord de la mort".
L'ex-sénateur colombien Luis Eladio Perez, relâché récemment par la guérilla des Farc, présentait mardi au président Nicolas Sarkozy un plan pour la libération d'Ingrid Betancourt, qui est selon ses proches "au bord de la mort". — AFP/Presidencia/Archives

La France a solennellement appelé vendredi la guérilla des Farc «à saisir sans délai» l'opportunité offerte par la Colombie en faveur de la libération de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt en soulignant que le «temps presse» pour l'otage, malade et très affaiblie.

Le gouvernement colombien avait affirmé jeudi soir que si l'otage franco-colombienne était libérée par les Farc, il était prêt à un accord humanitaire et à «réduire au minimum» ses exigences pour la sortie de prison de guérilleros.

«Nous appelons les Farc à saisir sans délai cette opportunité dans un moment crucial. Les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, NDLR) doivent réaliser les avancées décisives attendues. Leur responsabilité est engagée. Le temps presse», a déclaré le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères françaises, Frédéric Desagneaux. «Il y a urgence à la libérer. C'est une urgence humanitaire absolue», a-t-il ajouté, lors d'un point de presse.

200 à 300 guerilleros ont escorté Betancourt jusqu'à un poste médical

Parallèlement, on a appris vendredi qu'Ingrid Betancourt, de plus en plus malade, a été soignée fin février, sous l'escorte de 200 à 300 guérilleros, dans un poste médical de la région rurale de San José del Guaviare (400km au sud-est de Bogota).

«Ils étaient 200 à 300 guérilleros qui ont établi un cordon de sécurité autour du poste médical d'El Capricho afin qu'elle (Ingrid Betancourt) puisse être reçue», a déclaré à la radio privée RCN le prêtre catholique Manuel Mancera. Ce dernier n'est pas un témoin direct mais a rapporté les témoignages de nombreux paysans qui lui ont précisé que l'otage franco-colombienne avait passé cinq jours, du 20 au 25 février, dans ce poste.

Jeudi, un médiateur colombien Volmar Perez avait indiqué que l'ex-candidate à la présidence, séquestrée depuis le 23 février 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), avait reçu des soins dans des postes médicaux situés dans ce même département de Guaviare (sud-est).