La Maison Blanche secouée par une affaire de violences conjugales

ETATS-UNIS La démission du conseiller Rob Porter n'a pas suffi à éteindre l'incendie...  

P.B. avec AFP

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Le chief of staff  John Kelly, aux côtés de l'ex-secrétaire du personnel de la Maison Blanche, Rob Porter, le 29 novembre 2017.
Le chief of staff John Kelly, aux côtés de l'ex-secrétaire du personnel de la Maison Blanche, Rob Porter, le 29 novembre 2017. — Evan Vucci/AP/SIPA

Qui savait quoi, et quand. C’est la question principale après la démission tardive d’un conseiller de la Maison Blanche accusé de violences conjugales par ses deux ex-femmes. En particulier, le chief of staff John Kelly et la directrice de la communication de l’exécutif Hope Hicks sont pris dans la tourmente. Vendredi, Donald Trump a cependant défendu l’ex-employé et la Maison Blanche a démenti que John Kelly ait offert sa démission.

Le secrétaire du personnel de la Maison Blanche Rob Porter nie les accusations mais a démissionné mercredi. Donald Trump a affirmé avoir été « surpris » lorsqu’il a appris la situation « récemment ». « Mais nous lui souhaitons le meilleur. (…) C’est évidemment un moment difficile pour lui. Il a fait du très bon travail pendant qu’il était à la Maison Blanche », a souligné dans le Bureau ovale le milliardaire républicain, rappelant que son ancien conseiller « dit qu’il est innocent, et je pense qu’il faut s’en souvenir ».

Protégé par Kelly ?

Le chief of staff John Kelly, lui, savait depuis plusieurs semaines, selon Politico. Rob Porter n’avait en effet pas pu obtenir une « security clearance » (habilitation de sécurité) permanente car les accusations avaient refait surface lors de la vérification de ses antécédents par le FBI.

Hope Hicks, elle, se voit pointée du doigt pour la gestion de la communication autour de cette affaire. Selon CNN, elle serait en couple avec Rob Porter et aurait cherché à temporiser pour le défendre.

« Alarmant », selon les démocrates

Du côté de l’opposition démocrate, on déplore que la Maison Blanche ait attendu d’être dos au mur pour se décider à réagir. « C’est alarmant que Rob Porter soit resté à un poste d’influence alors même que les révélations sur ses abus conjugaux étaient apparemment connus des proches collaborateurs de Donald Trump », a ainsi dénoncé la parlementaire démocrate du New Hampshire Ann McLane Kuster.

« Les photos de son ex-femme battue sont profondément troublantes », a-t-elle ajouté, en référence aux deux clichés rendus publics de l’une de ses anciennes épouses, la montrant avec un oeil au beurre noir. « Nous devons savoir qui savait quoi, et quand ».