Le Liban s'élève contre le mur frontalier voulu par Israël

FRONTIÈRE Le gouvernement libanais qualifie le projet israélien de construction d’un mur sur la frontière entre les deux pays d'« agression » et d'« attaque » sur son sol…

20 Minutes avec agences

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Frontière entre le Liban et l'Israël au niveau de la ville israélienne de Metoullah (nord).
Frontière entre le Liban et l'Israël au niveau de la ville israélienne de Metoullah (nord). — Ali Dia afp.com

Trois hauts responsables libanais ont exprimé mardi 6 février leur opposition à la construction par Israël d’un mur longeant la frontière entre les deux pays.

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Le Premier ministre Saad Hariri, le président libanais Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berri ont ainsi accusé leur voisin de mettre en danger le calme relatif qui règne dans cette région depuis la fin de la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006.

Une « attaque sur le sol libanais »

Le Conseil supérieur de défense libanais a lui aussi pris position sur la question mercredi 7 février et a annoncé avoir pris des mesures pour empêcher la mise en place de cette séparation physique.

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« Ce mur, s’il est érigé, sera considéré comme une attaque sur le sol libanais », a déclaré le secrétaire général. « Le Conseil supérieur de défense a donné ses instructions pour contrer cette agression et empêcher Israël de construire sur le sol libanais ».

Tensions autour d’un gisement de gaz

Ce désaccord intervient alors que les tensions entre le Liban et Israël ont été ravivées par l’exploitation disputée d’un gisement de gaz offshore dans la zone de frontière maritime internationale des deux nations.

Du côté de l’État hébreu, on en appelle à la négociation entre les deux pays sur ce point. « Nous espérons, et nous sommes prêts à discuter afin de trouver une solution diplomatique à ce sujet », a ainsi fait savoir Yuval Steinitz, le ministre israélien de l’Énergie, mercredi 7 février.