Sarkozy justifie le renforcement de la présence militaire en Afghanistan

DEFENSE Il devrait confirmer l’envoi de soldats supplémentaires lors du sommet de l’Otan...

Dorothée Doublet (avec agence)

— 

Un officier marinier des forces spéciales françaises a été tué samedi, au cours d'un "engagement armé" avec des talibans, dans le sud de l'Afghanistan, ont annoncé dans un communiqué le ministère français de la Défense et l'état-major des armées.
Un officier marinier des forces spéciales françaises a été tué samedi, au cours d'un "engagement armé" avec des talibans, dans le sud de l'Afghanistan, ont annoncé dans un communiqué le ministère français de la Défense et l'état-major des armées. — Farzana Wahidy AFP/Archives

Un pas de plus a été franchi vers une annonce officielle de l’envoi d’un millier de soldats supplémentaires en Afghanistan. Nicolas Sarkozy a justifié mercredi le renforcement annoncé de la présence militaire française dans ce pays. Dans un entretien à la radio britannique BBC, le président français a indiqué que l'Alliance atlantique ne pouvait «se permettre de perdre» contre le terrorisme.

«Est-ce que l'on peut se permettre, nous, l'Alliance, les alliés, de perdre en Afghanistan? La réponse est non. Parce qu'en Afghanistan se joue une partie de la lutte contre le terrorisme mondial, donc on doit gagner», a déclaré Nicolas Sarkozy dans cet entretien enregistré mardi à Paris et diffusé mercredi matin.

Il a ajouté: «Deuxièmement, faut-il une nouvelle stratégie en Afghanistan qui fasse, par exemple, plus confiance aux Afghans? La réponse est oui. Troisièmement, est-ce que la seule réponse, en Afghanistan, c'est la réponse militaire? La réponse est non.»

«Quatrièmement, est-ce que la France veut partir, la réponse est non. Mais elle demande à ses alliés: êtes-vous prêts à rester? C'est un engagement de longue durée. Et si ces conditions sont réunies, pourquoi ne pas y aller plus nombreux?», a conclu le président français.

La décision d’envoyer un millier de soldats supplémentaires en Afghanistan pourrait être annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan, qui se tient du 2 au 4 avril à Bucarest.