Présidentielle au Costa Rica: Un pasteur évangélique hostile au mariage gay en tête du 1er tour

ELECTION L’un des principaux combats de Fabricio Alvarado est de s’opposer au mariage gay…

20 Minutes avec agences

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Fabricio Alvarado est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle au Costa Rica, le 4 février 2018.
Fabricio Alvarado est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle au Costa Rica, le 4 février 2018. — Jeffrey Arguedas/EFE/SIPA

Le pasteur évangélique Fabricio Alvarado est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle du Costa Rica avec 24,78 % des voix. Il est suivi de l’ancien ministre Carlos Alvarado (sans lien de parenté avec Fabricio), du parti au pouvoir Action citoyenne (centre), avec 21,74 %.

Etant donné qu’aucun candidat n’a dépassé les 40 % lors de ce premier tour à la forte participation (65,7 %), un second sera organisé le 1er avril.

Le mariage gay au cœur de la campagne

La campagne de cette élection a été fortement marquée par le débat sur le mariage homosexuel. Le pasteur évangélique de 43 ans s’est d’ailleurs démarqué sur ce point en étant catégoriquement opposé à cette évolution des mœurs.

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Le thème est devenu central à partir du 9 janvier, quand la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CourIDH), institution émanant de l’Organisation des Etats américains (OEA), a exhorté les pays de la région à reconnaître le mariage gay.

Le réveil du conservatisme

En Amérique du Sud, il s’agit d’un point fondamental, les homosexuels étant souvent victimes de discrimination ou de violence. Cet appel à reconnaître le mariage entre personnes du même sexe exerce une pression sur les législations locales, même s’il n’est pas obligatoire.

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Mais, au Costa Rica, cette injonction « a provoqué un choc religieux, ce qui s’est répercuté dans les intentions de vote », selon le Centre de recherche et études politiques (CIEP). Ce contexte aurait réveillé la fibre conservatrice des habitants, dont les deux tiers (autour de 65 %) rejettent à la fois le mariage homosexuel, l’usage récréatif de la marijuana, un Etat laïc, et l’avortement, même en cas de viol, estime le politologue Felipe Alpizar, directeur du CIEP.